France 2017

Mais que devient le candidat LR déchu à la présidentielle française ? Sanctionné dès le premier tour (il avait obtenu 20,01% des suffrages), François Fillon a disparu de la sphère médiatique et se fait, depuis le 23 avril, très discret.

Ses premiers mots, il les a donnés au Journal du dimanche, ce 18 juin. S'il se dit "tourné vers l'avenir", une question reste en travers de la gorge de l'ancien bras-droit de Nicolas Sarkozy : qui a vendu la mèche concernant les accusations d'emplois fictifs qui ont miné sa campagne ? "J’ai envie de savoir d’où cela est venu et comment ça s’est passé", dit-il.

Il a bien quelques pistes, même trois hypothèses : "Le pouvoir ; quelqu’un de mon camp ; ou un autre personnage extérieur à la politique [dont il ne veut pas dire le nom]." Fillon le promet : "Un jour, je parlerai, mais c'est trop tôt."

Regrette-t-il d'avoir mené campagne ? Sa réponse est alors plus sibylline : "Honnêtement, je ne suis pas là-dessus. Je suis tourné vers l’avenir. Et puis seul le résultat compte : si j’avais gagné, on aurait dit que j’avais tout bien géré ; comme j’ai perdu, on dit qu’on a tout mal fait."

Retenterait-il le coup, aujourd'hui ? "C’est tellement difficile de répondre à cette question", souffle-t-il. Une chose est sûre : le silence relatif de François Fillon ne durera pas éternellement.