France 2017 Des vacances chez un militant nationaliste corse condamné pour trafic de drogue international... Cela ne fait pas bon genre. C'est ce qu'ont appris à leur dépens Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, et Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès du ministre chargé de la transition écologique et solidaire. Ils se disent diffamés par le site d'investigation Mediapart en assurant que certaines informations sont fausses et que personne, pas même la police, ne les a empêchés de se rendre avec des amis dans cette location d'été. Ils ont dès lors publié une mise au point sur Twitter et Facebook.


Le titre est sans détour "Deux ministres en vacances chez un repris de justice". L'article était à peine paru que les deux ministres ont porté plainte contre le magazine s'estimant diffamés, selon le Huffington Post.


Dans son article du 16 août, Mediapart raconte que les deux ministres ont atterri à l'aéroport d'Ajaccio le 13 août à 17h40. Les deux anciens Républicains ont choisi une grande villa de 180 m² au bord de la mer louée 4.000 euros la semaine pour passer un peu de temps en compagnie d'autres proches.

Le site d'investigation affirme que Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu ont été accueillis sur l'Ile de Beauté par une ancienne miss Corse, Christelle Godani, et son ex-compagnon Gilbert Casanova, ancien président de la chambre du commerce d'Ajaccio, militant nationaliste corse condamné pour trafic de drogue international. Ce que réfute les deux politiciens.

Selon Mediapart, le passé de leurs hôtes était connu et l'entourage du premier ministre a été mis au courant. Le ministre des comptes publics a affirmé au micro de France Info que la villa avait été louée sur le site homeholidays.com par l'intermédiaire d'un ami habitant l'Eure. Il soutient également que l'ex-trafiquant de drogue n'a pas accueilli les deux ministres. Dans un post Facebook, Sébastien Lecornu insiste sur le fait que c'est la police de la République chargée de leur protection qui les a accueillis sur le tarmac et que les services d'Etat étaient prévenus du déplacement depuis trois semaines. "Si la police nous avait dit ne ne pas y aller, j'aurai évidemment suivi le conseil", a-t-il ajouté. Cependant, selon une source policière de Mediapart, "dès le 21 juillet, nous avons allumé les warnings et alerté la préfecture de Corse-du-Sud".

Sébastien Lecornu assure être "tombé des nues". Mais selon eux, c'est bien le ton de l'article qui a décidé les deux hommes à porter plainte contre le site français. Dans une mise au point postée sur Facebook, M. Lecornu écrit : "Naïvement, nous avons pris une semaine de congés en Corse, Gérald Darmanin et moi, pensant que quelques jours de repos nous seraient donnés pour nous échapper de l’actualité médiatique".

Il accuse notamment le journal de vouloir remplir son site d'informations "sous prétexte que le 15 août, il n'y a pas beaucoup d'événements pour nourrir l'actualité". Sébastien Lecornu appuie sur le fait que la "Préfecture n'avait rien trouvé à redire de notre lieu de villégiature. Que la propriétaire du site que nous louons soit l'ex-épouse de quelqu'un condamné par la Justice". Et de conclure que ces informations ne méritaient pas un article.