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Développement économique | Flémalle
Selon l’ULg, Flémalle doit relier ses deux rives
Jessica Defgnée
Mis en ligne le 07/07/2009
Le territoire de la commune de Flémalle est réparti sur deux rives. La Meuse crée ainsi une séparation qui apparaît comme préjudiciable, notamment pour les habitants de la rive droite. Bon nombre d’entre eux, en effet, disent éprouver des difficultés à se rendre dans le centre. Il est donc nécessaire de rompre l’isolement entre le nord et le sud.
C’est ce qui ressort de l’étude, menée par le Segefa de l’Université de Liège (service de géographie économique fondamentale et appliquée), sur la gestion locale des reconversions industrielles au départ de l’exemple de Flémalle.
Ce projet pilote, subsidié par la Région wallonne, avait pour objectif d’établir une démarche réflexive sur le développement économique du territoire flémallois de manière à définir une méthodologie applicable aux autres communes de Wallonie.
La commune de Flémalle souhaite accroître son attractivité. Comment peut-elle y parvenir ? En créant un cadre d’investissement favorable. Des pistes ont donc été avancées dans ce sens. "La Meuse est sous-valorisée et la voie de chemin de fer est sous-exploitée. Cela est dû au processus industriel", estime Christophe Breuer, du Segefa. On constate, en effet, le déclin de certaines zones industrielles alors que d’autres se développent. C’est le cas, en fond de vallée, avec l’aménagement de la nouvelle zone d’activités économiques New Tubemeuse.
Selon le Segefa, on ne peut procéder à un tel développement sans envisager des commerces et du résidentiel à proximité. Dans le même ordre d’idée, il conviendrait de (re) structurer les espaces du magasin Carrefour et de l’ancienne cokerie, à la limite de Flémalle et Seraing (Jemeppe) et en cours d’assainissement, afin de les intégrer à la commune, les accrocher au nœud urbain.
Cette étude met aussi en évidence le déclin de l’axe commerçant que représente la Grand’route. Celle-ci doit être réaménagée de manière à la rendre plus conviviale. Le Segefa suggère de poser un choix clair en matière de développement commercial. "Il ne s’agit pas de développer des grands centres sur les plateaux, afin de conserver un grand pôle sur le bas, mais bien de favoriser le développement commercial de petites polarités via des commerces de proximité", souligne Christophe Breuer.
À l’égard de l’offre touristique, la commune de Flémalle dispose déjà d’infrastructures jugées de qualité. On pense, bien sûr, au Préhistosite de Ramioul qui n’a cessé de grandir au fil des années pour en arriver aujourd’hui à employer 33 personnes et à accueillir quelque 40.000 visiteurs par an. La quatrième phase du programme d’investissements, faisant l’objet de subsides de plus de trois millions d’euros, sera d’ailleurs mise en œuvre.
Le projet s’élève à 4,9 millions d’euros. Il comprend la construction d’une grande salle d’expositions temporaires, un dépôt de fouilles visitables, une plaine de jeux préhistoriques intergénérationnelle et de nouveaux locaux pour l’accueil, l’Horeca, l’administration et la logistique.
Un autre projet, en réflexion, porte sur l’aménagement d’un musée en plein air reliant le Préhistosite au centre wallon d’art contemporain La Châtaigneraie.
En matière de mobilité, le Segefa conseille de renforcer l’offre de transport en commun, de densifier les zones de parking aux endroits proches d’arrêts de bus et de train et de concevoir des axes de mobilité douce.
Concernant l’offre de transport en commun, la commune de Flémalle vient de lancer son Proxibus à destination des personnes éprouvant des difficultés à se déplacer et réfléchit à la mise en place d’un service de bus local qui desservirait les quartiers qui le sont peu actuellement, voire pas du tout.
Quant à la rupture entre le nord et le sud du territoire flémallois, le Segefa pense qu’elle pourrait être rompue en intégrant des aménagements favorisant la mobilité douce dans le cadre du chantier de la nouvelle écluse d’Ivoz-Ramet.
Celui-ci, dont le lancement est prévu au printemps prochain, consiste à démolir l’une des deux écluses et à la remplacer par une nouvelle d’une longueur de 225 m et d’une largeur de 25 m afin d’augmenter et fluidifier le trafic fluvial. Un nouveau poste de commande et un nouveau pont d’accès seront également construits.
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