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Environnement | General Electric Healthcare
Des sols pollués à Loncin
Jessica Defgnée
Mis en ligne le 26/09/2009
Au terme de dix ans de mesures et d’analyses, la société General Electric Healthcare, basée rue Marie Curie à Loncin, a établi un plan de dépollution qu’elle a soumis à la Région wallonne. Jugé incomplet fin 2008, il a été revu et déposé à la Région une nouvelle fois. Ce plan a été estimé recevable mais sous réserves.
"Il est au stade de l’instruction et de la collecte d’avis des différentes administrations concernées. La Région se réserve le droit de demander un complément d’informations ou de redemander un complément de plan et ce, jusqu’à l’obtention de tous les apaisements qui permettront de soumettre le dossier au ministre qui autorisera la mise en œuvre", explique Raphaël Giraud, responsable environnement chez GE Healthcare.
Il est question d’une pollution aux solvants chlorés qui a été détectée il y a des années et qui est due aux activités industrielles passées. La source a été localisée au nord, entre le site de l’entreprise et le champ agricole voisin. Elle se situe entre 15 et 20 mètres de profondeur et s’étend sur environ 20 mètres.
L’entreprise ne peut lancer les opérations de dépollution envisagées dans son plan tant qu’elle n’a pas obtenu le feu vert de la Région wallonne. En attendant, la surveillance se poursuit à l’aide des piézomètres. La Cile (compagnie intercommunale liégeoise des eaux) est particulièrement attentive au dossier car elle se doit de préserver la qualité de l’eau des galeries de captage. C’est ainsi qu’elle avait estimé que les mesures proposées dans la première mouture du plan de dépollution étaient insuffisantes. Du côté de GE Healthcare, on maintient que les résultats collectés indiquent qu’il n’y a pas d’incidences directes sur le réseau de distribution de la Cile. Les normes de potabilité seraient toujours rencontrées.
Concrètement, afin de protéger l’or bleu, il est essentiel de traiter les sols à la source. L’hypothèse consistant à prélever l’eau, la traiter pour ensuite la réinjecter n’ayant pas été retenue, dans le souci de réduire les nuisances dans ce quartier résidentiel, c’est une action mécanique qui est proposée de manière à optimaliser le traitement des sols.
"Il s’agit d’utiliser une technique in situ. Cela consiste à implanter des tubes dans la zone à traiter. On crée une petite dépression afin d’extraire les solvants qui sont volatils. L’extraction est favorisée par l’injection d’air dans l’eau", explique Raphaël Giraud.
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