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Liège Métropole Culture 2010 (11/12) | Intercult uralité
Sclessin sera en fête
Thierry De Gyns
Mis en ligne le 17/04/2010
Sclessin c’est avant tout le Standard. Un chaudron qui bout dans un Pays de Liège qui défend comme son enfant tout ce qui touche à l’acier. Cette année, à l’occasion de "Liège 2010", l’accent sera mis sur l’interculturalité du quartier - aux 38 nationalités - qui se sent un peu perdu, loin du soleil de la Violette, aux portes de Seraing, au pied du Sart Tilman et de ce poumon vert qu’est Cointe.
Frédéric Paulus, assistant social, employé de l’ASBL Fan Coaching qui, avec les supporters liégeois, initie des projets de prévention en lien avec le football, voudrait que la journée portes ouvertes du club, fin juin, s’ouvre aussi sur le quartier. Olivier Smeets, secrétaire-coordinateur de la "Famille des Rouches", et employé chargé du merchandising, veut aussi profiter de la venue de 20 000 personnes aux portes ouvertes du Standard et que la fête à Sclessin rapatrie quelque chose au sein des installations du club.
Pascale Pierard, directrice-animatrice du centre culturel Ourthe-Meuse à Angleur qui porte le projet global, met en valeur ce qui fait la richesse des Sclessinois au-delà ou grâce à leurs différences. Elle positive : "À côté de la grisaille de l’eau, des habitations, du bassin, trois couleurs ressortent : le rouge et blanc du Standard et cette flamme orange témoin de la vie de la sidérurgie". Elle travaille depuis des années sur des projets permettant aux Sclessinois de ne pas être simplement consommateurs mais acteurs de la culture, eux dont le quartier est morcelé par le chemin de fer, le fleuve, la rue Solvay. "Nous avons élaboré avec les associations un projet rassembleur : mettre de la couleur à la culture dans les projets des gens. Nous voulons briser les carcans. Des ados dont on a parfois une image de "zonants" vont s’approprier ce qu’ils ont envie de faire. Dans la foulée du Standard, qui crée une dynamique dans le quartier et ne laisse pas indifférent - les supporters font la fête, les habitants indifférents au foot n’aiment pas les résidus dénichés après les matches mais ont poussé des cris quand il a été question de déménager le stade -, on a préparé trois jours de festivités".
Celles-ci se termineront un dimanche par les annuelles portes ouvertes dans l’enceinte du club de football. Les partenaires sont nombreux : la Maison des jeunes, le Fan coaching du Standard, la Famille des Rouches, scouts, la Caravane de Quartier, la bibliothèque, le comité de quartier, la ludothèque, le photo club, le service des sports de la Ville, des vignerons, le Cefa ou encore les écoles Saint-Louis et du Perron. Le fil rouge de la fête : accueil, partage, parade avec spectacles, petite restauration à prix plancher et donc portes ouvertes au Standard avec peut-être un petit train menant de la place Ferrer, lieu central de la fête, aux installations du club.
Directrice de l’école Saint-Louis, Muriel Honnay souligne : "Nous y avons associé un objectif pédagogique : l’ouverture au monde. Nous voulons relever la valeur du savoir-être, le respect de l’environnement, des bâtiments prêtés aux enfants. Et nous avons collaboré avec l’école communale du Perron aux Tambours pour la paix". Même son de cloche chez Véronique Delobe, directrice de l’école du Perron. Celle-ci termine fin avril son projet "Cap sur la lecture" avant de se lancer dans la confection de chars, vêtements pour la parade dans une approche pédagogique intégrée. "Notre bibliothécaire va construire des marionnettes avec les enfants et nous pourrions travailler avec le Cefa au château de Sclessin. À notre menu : percussionnistes, danse, arts plastiques et des livres à montrer".
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