Abonnez-vous a La Libre Belgique

Une brique pour le théâtre ?

Bruno Boutsen

Mis en ligne le 25/01/2011

La Ville entend mettre en vente le château de Sclessin. Ses occupants, dont le Théâtre de l’Aléna, lancent un appel l’aide original.

On sait la volonté de la Ville de Liège d’attirer, ou plutôt de ré-attirer, un maximum d’habitants sur son territoire. Mais cette volonté va de pair avec une autre, consistant en l’intention du collège communal, ainsi que l’affirmait d’ailleurs récemment l’échevin André Schroyen (CDH), de "réduire notre parc immobilier" et de se séparer ainsi d’une partie de "ses" bâtiments.

Parmi ceux-ci, figure notamment le château de Sclessin, érigé au XIIe siècle mais dont l’édifice actuel date du XVIIe siècle, un élément du patrimoine historique situé dans le quartier éponyme, à deux pas du quai Vercour et du stade du Standard de Liège. Depuis 1995, le château de Sclessin abrite des activités culturelles, à savoir celles du Théâtre de l’Aléna, théâtre professionnel reconnu par la Communauté française, et du centre Antoine Vitez, du nom de ce metteur en scène français mort en 1990 et qui plaidait pour "un théâtre élitaire pour tous", soit un centre de formation au théâtre, à la danse et au chant.

À l’époque, aux dires du directeur de l’Aléna, Alain Beaufort, " le bâtiment était vraiment en ruines donc soit on le prenait, soit il allait être détruit ". Mais le petit théâtre n’avait alors pas pu acquérir le château, et ce pour un montant qui était à l’époque de "seulement" 20000 euros. Depuis lors, les occupants du château de Sclessin payaient donc à la Ville, propriétaire des lieux, un loyer symbolique tout en contribuant à l’embellir et à le rénover, et ce pour une somme atteignant selon Alain Beaufort les 300000 euros !

C’est donc pour le moins amers que les actuels occupants du château de Sclessin ont appris la volonté, existante depuis un certain temps déjà, de la Ville de mettre en vente "leur" lieu de création. Le prix de vente a été estimé par le notaire de la Ville à 450000 euros, "un minimum en dessous duquel on ne peut pas vendre", explique l’échevin Schroyen, s’en référant aux recommandations de la tutelle. Afin de parer au plus pressé et nonobstant une éventuelle solution qui pourrait consister en la conclusion d’un bail emphytéotique, les responsables du Théâtre de l’Aléna et du centre Antoine Vitez ont lancé récemment un appel à l’aide pour le moins original. Ainsi, il est proposé à ceux qui le désirent d’investir dans les briques, en en achetant une ou plusieurs, de manière à pouvoir à terme acquérir le lieu tant convoité. L’idée est que chacun devienne "un propriétaire symbolique, un mécène social, un associé à la vie de ce lieu unique".

Autres Informations

Facebook

À ne pas manquer

ESSENTIELLE

Retrouvez toute l'actualité féminine, mode et bien-être sur le site essentielle.be

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page