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De l’aide pour l’économie sociale
Mis en ligne le 08/02/2011
Fin 2008, la fédération Solidarité des alternatives wallonnes et bruxelloises (SAW-B), le groupe financier coopératif Cera et l’Agence de stimulation économique (ASE) se lançaient dans le projet Impulcera. "Ce projet est né d’une décision du gouvernement wallon d’octroyer une bourse à ceux qui veulent développer une économie sociale", déclare Michel Martin venu représenter Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Economie, lors d’une conférence de presse lundi. Chaque année, deux types d’appels à projets sont lancés. L’un afin d’obtenir une bourse d’étude de faisabilité (5000 euros) et l’autre une bourse de lancement (10000 euros). "Tourisme, crèches, gestion des déchets, commerce équitable, tous les domaines sont acceptés, explique Marie-Caroline Collard, directrice de la SAW-B. Impulcera cible surtout les étudiants ou jeunes diplômés et les personnes ayant une expérience professionnelle mais désirant se réorienter. Ce type d’économie touche avant tout des problématiques qui concernent de près les besoins des gens." Qu’entend-t-on par économie sociale ? Définie dans un décret depuis novembre 2008, l’expression s’applique aux sociétés qui cumulent plusieurs principes. Ni privées, ni publiques, leurs profits doivent servir à atteindre un objectif social. De plus, l’un de leurs buts principaux est de démocratiser l’économie. Quant à leurs résultats, ils sont d’abord utilisés pour les travailleurs. "Dans bon nombre de cas, ces sociétés sont élaborées par un collectif", ajoute la directrice. À Bruxelles et en Wallonie, l’économie sociale regrouperait 3500 sociétés "soit 100000 équivalents temps plein." Un type d’économie qui représenterait ainsi un peu plus de 7 % de l’emploi salarié en Belgique. Aujourd’hui seules quatre entreprises ont été créées grâce au projet ImpulCera, représentant à peine une vingtaine d’employés. Sur ces quatre entreprises, trois sont liégeoises : Acteco à Grâce-Hollogne (une société d’insertion professionnelle via l’éco-construction), Vin de Liège (qui projette de produire un vin liégeois sur les coteaux de la citadelle) et M’Toi (un futur centre socioesthétique pour public fragilisé à Liège). "Cette méthode permet d’insérer les ouvriers dans l’organisation complète de l’entreprise. Ainsi, en plus d’être ouvrier, chacun est administrateur de la société", commente Michel De Brou-wer administrateur-délégué d’Acteco. "Nous savions que les deux premières années allaient être relativement lentes. Nous espérons que le rythme va s’accélérer", conclut Marie-Caroline Collard. A.P. (st.)
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