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Une zone de Haute-Meuse ?
essica Defgnée
Mis en ligne le 06/05/2011
Maintenant qu’il est bourgmestre d’Ans, Stéphane Moreau (PS) a l’intention de relancer la discussion autour de dossiers qui avaient été remis au placard lorsqu’il s’est fait dégommer de son poste de bourgmestre faisant fonction par Michel Daerden, qui n’est désormais plus bourgmestre d’Ans. C’est le cas, par exemple, de la réflexion qui avait été amorcée autour de la fusion de zones de police. Celle-ci découlait d’une loi adoptée en 2009 et autorisant la fusion de zones dans le but d’améliorer les services rendus à la population. Mais voilà, on ne peut pas dire que l’appel à la fusion volontaire de zones de police ait été un franc succès puisqu’on n’en a dénombré qu’une seule, dans le Limbourg.
Alors que Stéphane Moreau avait imaginé réunir les zones de police d’Ans/Saint-Nicolas et de Grâce-Hollogne/Awans, Alain Mathot (PS), le bourgmestre de Seraing, avait vu plus grand en évoquant la création d’une zone de police de la Haute-Meuse. Dans son esprit, celle-ci devait non seulement rassembler les zones d’Ans/Saint-Nicolas et de Grâce-Hollogne/Awans mais aussi celles de Seraing/Neupré et de Flémalle. "De 240 policiers au départ, je n’en ai plus que 200. La réforme des polices est une catastrophe en terme financier et à tous les niveaux", déplorait, à l’époque, Alain Mathot. "88 % de mon budget servent à payer les policiers. Les 12 % restants sont destinés au fonctionnement. Je ne vais quand même pas empêcher les policiers d’avoir du papier pour écrire ou réduire les consommations d’essence pour les patrouilles "
Tant le maïeur d’Ans que celui de Seraing sont convaincus du bien fondé d’une zone de police plus importante au regard des économies d’échelle à réaliser. Il est un fait, en effet, que bon nombre de communes se plaignent de la charge financière que représente la zone de police dans laquelle elles sont intégrées depuis la réforme des polices et qui ne cesse d’augmenter d’année en année. Il s’agirait, en outre, de disposer de davantage de policiers de manière à pouvoir accroître et renforcer les services à la population. "Cela apporterait plus de possibilités au niveau des actions de proximité, de la lutte contre la criminalité, de la couverture de nuit ", souligne Stéphane Moreau. "Du côté d’Ans/Saint-Nicolas, on y est favorable. Pour la zone de Grâce-Hollogne/Awans, le bourgmestre d’Awans, André Vrancken, est d’accord aussi tandis que Maurice Mottard, le bourgmestre de Grâce-Hollogne, est assez dubitatif. A Seraing, aussi, on est favorable. Reste Flémalle où je crois savoir que l’on s’y oppose".
Convaincu qu’une zone plus forte ne pourrait que bénéficier de moyens renforcés, Stéphane Moreau a bien l’intention de relancer la discussion au sein de la zone de police qui le concerne directement, soit Ans/Saint-Nicolas, et avec celle de Grâce-Hollogne/Awans. Et il en sera de même avec Alain Mathot, qui préside la zone de police de Seraing/Neupré. "Tous ensemble, nous aurions plus de possibilités. Cela nécessite une analyse approfondie", conclut-il.
ujourd’hui, on entend dire que la ministre de l’Intérieur, Annemie Turtelboom (Open Vld), réfléchit au fait de supprimer une zone de police sur quatre. En effet, selon elle, une zone doit disposer d’au moins 75 agents pour répondre efficacement aux besoins de sécurité. Dans cette optique, des fusions pourraient, dès lors, être rendues obligatoires. Ce qui viendrait précipiter les choses, dans le cas présent, sachant que la zone de police de Flémalle comprend un peu moins de 75 policiers.
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