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De l’idée au test grandeur nature
Bruno Boutsen
Mis en ligne le 27/05/2011
Le 28 avril dernier, la "Gazette" mettait en lumière les activités de l’ASBL liégeoise Job’in, qui fêtait les dix ans de sa couveuse d’entreprises. Soit une structure qui permet à des candidats entrepreneurs de tester leur projet sans prendre de risque personnel. En 2002, une autre ASBL fut créée à l’initiative des Agences de développement local de plusieurs communes de l’arrondissement de Huy-Waremme, dont celle de Waremme, un premier bureau étant ouvert dans la capitale de la Hesbaye.
Dénommée Créa-job et financée par la Région wallonne, le Fonds social européen et le Forem, cette ASBL, qui a pour mission de favoriser l’insertion socioprofessionnelle en accompagnant les candidats entrepreneurs qui souhaitent créer leur activité d’indépendant, s’est ensuite implantée en provinces de Luxembourg et de Brabant wallon. À l’heure actuelle, Créa-job occupe quinze personnes et compte trois services distincts mais néanmoins liés. Il s’agit respectivement, ainsi que nous l’explique Eve Jumel, la directrice de l’ASBL, de services ayant trait à la présentation de son projet par le créateur d’entreprise, au développement de son activité en couveuse d’entreprises et à l’aide à la recherche de financements divers.
Comme en ce qui concerne Job’in, le service de couveuse d’entreprises rencontre un succès croissant. Aux dires d’Eve Jumel, "il s’agit d’un test grandeur nature qui permet au candidat entrepreneur de s’assurer de la viabilité de son projet d’entreprise". Durant la période où il est en couveuse d’entreprises, ce dernier travaille comme un indépendant tout en bénéficiant d’une couverture sociale. Il est ainsi sous contrat de formation professionnelle avec le Forem et peut également conserver ses allocations de chômage. Car une des conditions pour pouvoir bénéficier du système de couveuse d’entreprises est d’être inscrit comme demandeur d’emploi inoccupé.
Durant cette période, le rôle de Créa-job consiste, ainsi que l’explique encore sa directrice, à fournir à l’entrepreneur en herbe une avance financière de maximum 5000 euros afin de lui permettre de démarrer son activité. En outre, l’ASBL veille à l’accompagnement individuel de ce dernier tout au long du processus de création d’activité et met sur pied un programme de formations de manière à aider davantage le créateur. "À tout moment, indique encore Eve Jumel, la personne suivie peut décider de se réorienter ou bien de sortir de la structure". Mais il est marquant de constater que sur la centaine de projets soutenus annuellement, entre 60 et 70 % sont suivis d’effets, "dans tous les domaines dont le commerce et les services", et le taux de réinsertion varie par ailleurs entre 80 et 90 %. "Et si jamais, au bout du processus, le résultat n’est pas concluant, le candidat n’est pas livré à lui-même mais nous assurons le suivi avec d’autres partenaires telles les Missions régionales pour l’emploi".
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