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Le Tec Liège, numéro 1 de la grève

F.C

Mis en ligne le 30/11/2011

Au 1er novembre 2011, les bus principautaires avaient connu 14 perturbations du trafic, le pire score des Tec. Liège suit trop volontiers les grèves “par solidarité”.

A la demande du conseil d’administration du Tec Liège-Verviers, la SRWT (Société régionale wallonne du transport) a compilé les statistiques de grève pour 2011. Conclusion : pour cette année, ce sont les bus liégeois qui vont remporter selon toute vraisemblance le triste titre du champion de la grogne sociale.

En effet, les chiffres communiqués aux administrateurs du Tec principautaire sont sans appel. Au 1er novembre 2011, la province de Liège avait déjà connu quatorze perturbations du réseau, qu’il s’agisse de jours entiers de grève généralisée ou d’actions plus limitées dans le temps ou géographiquement. Soit bien plus que les statistiques pour le Hainaut (trois perturbations jusqu’en novembre), pour Namur-Luxembourg (trois également), pour le Brabant wallon (aucune) et pour le Tec Charleroi (tout de même une dizaine de perturbations).

En outre, en ce qui concerne les statistiques annuelles complètes pour Liège-Verviers, il faudra ajouter au minimum les grèves interprofessionnelles du 2 décembre prochain et l’action sociale prévue le 7 décembre en solidarité avec les travailleurs liégeois d’ArcelorMittal.

Ces mouvements "par solidarité" font partie du problème liégeois. En effet, à côté des actions de grève touchant, par exemple, au statut ou à la sécurité des employés du Tec, c’est Liège-Verviers qui suit toujours le mieux les appels à se croiser les bras "venus d’ailleurs". Notamment, en cas de grèves interprofessionnelles.

Mais comment expliquer ce bilan en 2011 ? Il est, en réalité, fort influencé par les problèmes survenus initialement au dépôt de Jemeppe (dans la banlieue liégeoise) en juin dernier. Les chefs des services techniques, réclamant une amélioration de leur statut, avaient lancé des grèves sauvages qui s’étaient étendues aux autres dépôts de la province.

Attention, le mauvais exemple liégeois n’est pas systématique. En 2009, par exemple, le Tec Hainaut et le Tec Charleroi tenaient le haut du pavé avec respectivement quatorze et quinze perturbations du trafic, contre seulement douze pour le Tec Liège-Verviers, deux pour Namur-Luxembourg et une pour le Brabant wallon. En 2010, par contre, le nombre d’actions concernant les bus wallons était assez équivalent selon la sous-région.

Pour Stéphane Thiery, directeur de la communication à la SRWT, il convient toutefois de nuancer ces données. "I l ne faut pas tirer de conclusions sur une seule année, explique-t-il. Il y a en effet des faits ponctuels qui influencent fortement les statistiques. Au contraire, si l’on examine ces mêmes données sur une dizaine d’années, on constate une chute importante du nombre de jours d’arrêt de travail, à Liège comme ailleurs."

Second constat du porte-parole : "Quelle que soit la diminution des jours de grève, il y a une constante dans le nombre de jours de grève sans préavis. Leur pourcentage est toujours le même : 70 %. Or, ce type d’actions sociales a un impact très négatif sur l’image du groupe Tec. Alors que notre "production" annuelle est réalisée à 99 %..."

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