Le pire, sans doute

Et voilà que la polémique autour des cars de dépistage de la Province rebondit une fois de plus avec cette fois une sortie plutôt tranchée de la ministre régionale de la Santé, Fadila Laanan (PS). Le conseiller communal liégeois Michel de Lamotte (CDH), l'un des fers de lance du combat anti-cars de dépistage, l'a interpellée le 8 janvier sur la question précise du dépistage du cancer du sein pour les femmes de moins de 50 ans, tel que le pratique la Province. Un risque de faux positif et de cancer radio-induit existe en effet. Ces tests ne sont donc pas anodins. La ministre a souligné "l'absence de cohérence préjudiciable au public cible" existant entre les différents services proposant ces dépistages, à savoir la Province qui invite les femmes à passer un mammotest dès 40 ans et la Fédération Wallonie-Bruxelles pour qui ce test n'est souhaitable qu'à partir de 50 ans. Les femmes concernées sont susceptibles de recevoir deux invitations à se faire dépister et pourraient donc subir un double examen parfaitement inutile. Et de rappeler que les recommandations internationales en la matière visent les femmes âgées de 50 à 69 ans.

Et voilà que la polémique autour des cars de dépistage de la Province rebondit une fois de plus avec cette fois une sortie plutôt tranchée de la ministre régionale de la Santé, Fadila Laanan (PS). Le conseiller communal liégeois Michel de Lamotte (CDH), l'un des fers de lance du combat anti-cars de dépistage, l'a interpellée le 8 janvier sur la question précise du dépistage du cancer du sein pour les femmes de moins de 50 ans, tel que le pratique la Province. Un risque de faux positif et de cancer radio-induit existe en effet. Ces tests ne sont donc pas anodins. La ministre a souligné "l'absence de cohérence préjudiciable au public cible" existant entre les différents services proposant ces dépistages, à savoir la Province qui invite les femmes à passer un mammotest dès 40 ans et la Fédération Wallonie-Bruxelles pour qui ce test n'est souhaitable qu'à partir de 50 ans. Les femmes concernées sont susceptibles de recevoir deux invitations à se faire dépister et pourraient donc subir un double examen parfaitement inutile. Et de rappeler que les recommandations internationales en la matière visent les femmes âgées de 50 à 69 ans.

Fadila Laanan n'a pas le pouvoir de faire rentrer la Province dans le rang. Tout au plus peut-elle l'inviter gentiment à s'aligner sur la position adoptée au niveau régional. La ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx (PS) a été invitée fin 2012 à jouer les arbitres, ou tout du moins les médiateurs, dans le conflit opposant le député provincial en charge de la Santé, Georges Pire (MR), qui s'accroche à ses cars et à sa politique de dépistage, et ses contradicteurs, des associations de médecins et le CDH, qui a trouvé dans cette guéguerre un bel os à ronger. La ministre a adopté pour l'instant une (prudente, coupable ?) position de neutralité.

Le pire peut-être, dans cette histoire, c'est que Georges Pire rejette totalement l'idée d'un audit externe demandé par le CDH qui permettrait peut-être de trancher la question de la pertinence des dépistages une bonne fois pour toutes. Le député argue du soutien d'un comité médical et scientifique qui lui apporterait toute la caution nécessaire.

Le pire peut-être, dans cette histoire, c'est que l'on peut s'interroger sur les réelles motivations de l'un et l'autre camp. Avance-t-on toujours des arguments de bonne fois si l'on veut démolir un adversaire politique ?

Mais le pire, sans doute, dans cette histoire, c'est que le monde médical semble incapable de s'accorder sur l'(in)utilité du mammotest avant 50 ans. Les études scientifiques divergent, laissant à chaque camp la possibilité d'utiliser celles qui les arrangent. Et la population dans le doute ou l'ignorance les plus complets.

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