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Immobilier - Liège
Pas de chute des prix en Cité ardente!
Mis en ligne le 22/11/2008
Récession, chômage économique, pouvoir d’achat Les Liégeois ont-ils toujours une brique dans le ventre? Le virus de la crise financière a-t-il contaminé l’immobilier de la Cité ardente? Selon les agences interrogées, le secteur n’est pas malade mais présente des symptômes.
Premier signe visible? L’attente. "Nous remarquons une accalmie au niveau des visites", confie Éric Penners, directeur de l’agence BIV. "Certaines personnes préfèrent attendre plus de stabilité, surtout quand elles n’ont pas de projets précis. Mais surtout, on constate que les clients espèrent une baisse des prix". Patienter avant d’acheter? Les agences sont unanimes: non, les prix des maisons et des appartements à Liège ne chuteront pas. "Ici, les biens sont déjà beaucoup moins chers que dans d’autres villes. Bruxelles ou Namur pourraient connaitre une diminution importante. Mais pas Liège", affirme Éric Meuris, responsable de l’antenne liégeoise et sérésienne de Century21. Malgré cela, tous s’accordent à dire que les chiffres de vente n’ont pas diminué depuis ces dernières semaines. Certains désignent même octobre comme le meilleur mois de l’année 2008. Étonnant? "Il est possible que certaines personnes préfèrent investir dans des briques que dans les banques!", affirme Éric Meuris.
Selon lui, les conséquences de la crise seraient à chercher ailleurs. Le phénomène le plus marquant s’observerait du côté des vendeurs. "Nous remarquons que beaucoup de propriétaires parlent spontanément de baisser leurs prix. Il y a une prise de conscience quant à des exigences de vente parfois exagérées". Sans parler de mouvement spontané, les autres agences interrogées affirment néanmoins de concert que le marché liégeois se dirige vers une stabilisation. "Les vendeurs sont aujourd’hui plus conscients des valeurs réelles du marché. Ils se laissent plus facilement convaincre d’adapter leurs prix", affirme Déborah Vanesse, directrice de l’Immobilière Vanesse à Ougrée.
Enfin, du côté du secteur immobilier professionnel liégeois, "on constate un léger ralentissement, mais pas fondamental". Pour Chistophe Nihon, directeur de l’agence Immoquest, "ce qui a changé, c’est que les investisseurs sont d’emblée plus conciliants et moins gourmands". Mais il ajoute qu’il est encore trop tôt pour savoir si les effets sont réels. Selon lui, à Liège, l’offre n’a jamais pu satisfaire la demande. "S’il y avait plus de biens à vendre, ils seraient vendus très rapidement". Pour Christophe Nihon, l’immobilier liégeois a encore de beaux jours devant lui M.G. (st)
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