La Libre.be > Actu > Gazette de Liége > Article
À voir, à entendre | Tour des galeries
Début d’année tout en lumière
Jean Jour
Mis en ligne le 02/02/2010
Coup de neuf ici pour démarrer l’année : outre les ensembles, une salle sera dorénavant réservée aux expositions temporaires thématiques et restera visible un trimestre. Pour cette première, une cinquantaine de lithos remettent Corneille à l’honneur.
Guillaume Cornélis Van Beverloo, Liégeois né en 1922 de parents hollandais, participa à la création de Cobra lorsqu’il découvrit le surréalisme dans les années d’après guerre. Il parcourut l’Afrique, l’Amérique du Sud et le Mexique, qui l’impressionnèrent par leur luxuriance.
Il en naitra, effectivement, des œuvres aux couleurs chatoyantes comme des étoffes, entre figuration et expressionnisme, où les animaux et les femmes silhouettés tiennent la part belle. On se laisse prendre aux bigarrures des formes, au côté faussement disneyen, à cet univers multicolore d’un émerveillement à la Perrault. Tout à fait inattendu et méritant le déplacement !
L‘exposition d’ensemble rassemble une douzaine d’artistes dont la grande majorité n’a jamais été vue ici. On retiendra, entre autres : Marie-Pierre Kuhn qui fait songer à Buffet par la structure de ses personnages chamarrés; Carole de Montigny travaille le paysage impressionniste par des couleurs tendres; Jan Latinne schématise des silhouettes aux couleurs expressives.
Parmi les sculpteurs, Nathalie Lambert, imprégnée de philosophie zen, présente des personnages pensifs en bronze gris, travail fignolé qui capture bien le mouvement de couples ou de cavaliers fort réalistes; Christian Dutoit crée d’étranges personnages aux teintes fragiles de biscuit et André Englebert repose le regard par son univers de petits personnages quotidiens pleins d’humour. (1)
Bernadette Triki, c’est avant tout la fulgurance de la couleur, l’écarlate du feu, l’or en fusion, la fougue du lion maitrisée par une patiente élaboration de lignes et de courbes d’une grande simplicité et qui atteint de la sorte, entre réalisme et construction abstraite, à un symbolisme sans outrance.
Par des plans superposés, travaillés en transparence, elle use du cercle et du rectangle pour mettre en relief les traits d’un visage, si pas le riche éclat d’un objet usuel. Elle ouvre ainsi des fenêtres en profondeur, zébrées de délicates branches fleuries qui parcourent la toile, y apportant de poétiques coups de lumière.
Cette peinture chaleureuse et forte, marque d’un tempérament vrai, lui a permis de se faire reconnaitre en France, en Italie, aux Etats-Unis, et de se faire apprécier tout autant par des posters qui mettent ses tableaux à portée du grand public.
Elle parraine deux jeunes, presque des émules, qui usent de semblables couleurs fortes et une même manière de construire, Carine Joiris et Valentin, montrant un souci semblable dans le fini du tableau, mais sans atteindre encore à la maitrise de Triai. (2)
Après avoir longuement suivi des cours à l’Aca soir, Albert Vanbergen pratique le portrait, pastel et huile sur papier, avec un sens du trait bien croqué et une mise en place étudiée de la couleur. Des croquis qui ne sont pas sans évoquer un populisme à la Van Gogh. À côté de lui, Mickael déploie une panoplie de couleurs qui, dans ses tableaux abstraits déconstruits, font penser à des tapisseries exotiques. (3)
(1) Galerie Bonhomme, jusqu’au 28 fév.
(2) Cercle des Beaux-Arts, jusqu’au 16 févr.
(3) Art’che Galerie, jusqu’au 9 févr.
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...