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Faits divers | Stavelot

Derniers adieux à Alicia

Sébastien Yernaux

Mis en ligne le 27/08/2010

Emotion aux funérailles de la jeune fille tuée après une soirée dans le Carré.

Dire un dernier au revoir à une personne que l’on aime est déjà difficile. Mais quand le décès est aussi soudain que violent, l’émotion est encore plus grande.

Et c’est ce sentiment qui régnait aux obsèques d’Alicia, jeudi à Stavelot. Que ce soit à l’intérieur de l’église Saint-Sébastien, qui a accueilli plusieurs centaines de personnes, ou tout au long du parcours qui a conduit la jeune fille vers sa dernière demeure, beaucoup de Stavelotains n’ont pu retenir une larme. "C’est véritablement un drame", expliquait Diane, peu avant la messe. "Je ne connaissais pas bien Alicia, mais je me devais d’être présente. Personne ne doit mourir de cette façon. Elle avait toute la vie devant elle. Je ne comprends pas comment quelqu’un peut en venir à effectuer de tels actes."

Une cérémonie emplie d’émotion mais également de dignité. Les mots du doyen Charles-André Sohier ont très certainement marqué les esprits. Il n’a pas hésité à insister sur "la méchanceté et la bêtise humaine d’un tel acte, amplifiée par l’odieuse imbécillité des commentateurs sur Internet", tout en ajoutant que "la vie continue et il faut aller de l’avant."

Une phrase pleine d’espoir comme la jeune victime l’aurait certainement souhaitée. "Alicia était une amie pétillante, souligne Julie. Sa disparition a eu l’effet d’une bombe au sein de la jeunesse stavelotaine. Tout le monde se dit que ce type d’agression peut nous tomber dessus à tout moment. Il faut donc rester prudents, même si les beaux parleurs sont nombreux."

Les propos de Julie étaient relayés par les quelque cinq-cents personnes venues rendre un dernier hommage. Une assemblée à laquelle une majorité de jeunes avait tenu à prendre part. "C’est important d’être soudés dans ce genre d’épreuve, expliquait Marc. Nous devions être proches de la famille pour la soutenir et lui montrer que nous serons toujours derrière elle. Même si nous n’avons pas le pouvoir de la ramener parmi nous, on peut s’entraider pour avancer dans la vie."

Samuel Weertz passera ce vendredi en chambre du conseil. De ses propres aveux, il invoque plus la thèse de l’accident que la volonté de tuer. Les devoirs d’enquête et les analyses permettront d’y voir plus clair.

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