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Dossier caméras : ça avance

C.Lo.

Mis en ligne le 07/02/2012

La commission s’est réunie une première fois, mais le débat est très vaste.

Quand Mons 2015 sera officiellement inauguré, la sécurité autour des manifestations culturelles sera un élément primordial pour la réussite de l’événement. A moins de trois années de son lancement, les réflexions vont bon train.

L’une d’entre elles a trait aux caméras de sécurité. Sujet délicat parce que polémique, à propos duquel les tenants de la protection de la vie privée font les arbitres entre ceux qui les estiment indispensables et les autres qui doutent de leur efficacité.

Néanmoins, une commission a été créée sur décision du conseil communal. Elle rassemble des représentants des différents partis politiques, mais aussi du parquet, de la police, et des criminologues. Elle s’est réunie une première fois fin janvier et se retrouvera le 5 mars prochain.

Une certitude : le débat, vaste ne sera pas tranché d’un coup de cuiller à pot. Même si certains exemples donnent à réfléchir, comme celui de Braine-le-Comte, qui a vu sa criminalité urbaine baisser de 20 à 30 %.

"Sans parler des coûts", précise Bernard Beugnies, échevin des Finances et représentant du MR dans la commission. " Pour qu’un réseau soit efficace dans une ville comme celle de Mons, il faudrait paraît-il une cinquantaine de caméras. "

Ce qui coûterait, selon les prix du marché et les performances, de 1,2 à 2 millions d’euros (infrastructure et écrans de surveillance compris). Mais non compris la formation et le salaire du personnel chargé du monitoring, la maintenance, des installations etc. Bref, un budget très respectable.

" Pas question, donc, d’en mettre n’importe où, souligne Bernard Beugnies. Il y a des points évidents comme la Grand-Place, le Marché aux herbes. "

Quant à l’efficacité : c’est aussi une question d’interprétation. " Un tel système peut aussi bien faire baisser la criminalité que lutter contre le sentiment d’impunité. L’intérêt numéro 1 d’une caméra, c’est pouvoir reconnaître l’auteur d’une agression. Ce qui pourrait décourager bon nombre de délits. Mais il est évident que ça n’arrêtera pas les pros de la criminalité." La réflexion ne fait que débuter

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