International On peut appeler ça laisser une belle ardoise... A en croire nos confrères de Mediapart et du Canard Enchaîné, certains prestataires des "500 ans du Havre" n'ont pas été payés. C'est Edouard Philippe qui avait pris l'initiative d'organiser cet événement tandis qu'il était encore maire de la ville.
A l'été 2017, soit quelques semaines seulement après sa nomination en tant que Premier ministre français, s'est tenue la cérémonie des 500 ans de la ville de Saine-Maritime. 

Le "hic" réside dans le fait que le groupement d'intérêt public Le Havre 2017, qui a été créé en 2014 pour gérer l'événement, a attribué la mission de gérer le calendrier et la programmation à Artevia. Cette société a été, en janvier 2018, placée en redressement judiciaire et n'a donc pas été capable de payer certains prestataires. Nos confrères de Mediapart évoquent des dettes à hauteur de 5 millions d'euros, dont au moins un million concernerait exclusivement les 500 ans du Havre. 

Si le Premier ministre ne peut rien au fait que cette entreprise n'ait pas pu tenir ses engagements, n'est-il néanmoins pas en partie responsable, en sa qualité de maire de la ville, dans le choix de travailler avec cette dernière ? Surtout lorsque l'on sait qu'Artevia ne répondait visiblement pas à toutes les conditions d'attribution de ce contrat, toujours d'après Mediapart, à savoir que la société n'avait pas eu un chiffre d'affaires de cinq millions d'euros par an, en moyenne, sur les trois dernières années.

Sans compter un surcoût enregistré par la ville du Havre, évalué à près d'1,2 million d'euros, qui aurait dû mettre la main à la poche pour assurer la sécurité alors que la France se trouvait toujours en état d'urgence.

Face à ces allégations, Edouard Philippe n'a pas tenu à répondre aux questions de Mediapart.