International

Les audiences dans l'affaire opposant Téhéran à Washington au sujet du rétablissement des sanctions américaines ont débuté lundi devant la Cour internationale de Justice (CIJ). Lors des audiences, ouvertes peu après 10h00 et qui doivent durer quatre jours, la délégation iranienne plaidera pour une levée des nouvelles sanctions américaines aux "conséquences dramatiques" sur l'économie iranienne.

En mai, le président américain Donald Trump a retiré son pays de l'accord sur le nucléaire, signé par l'Iran et les grandes puissances en 2015. L'Iran s'y engage à ne jamais chercher à se doter de l'arme atomique.

Ce retrait a marqué le rétablissement de sanctions américaines sévères envers la République islamique, jusque-là suspendues en vertu de l'accord international.

Donald Trump estime que les sanctions visent à "intensifier la pression" sur le régime iranien afin qu'il "change de comportement", notamment en ce qui concerne ses ambitions nucléaires.

En engageant une nouvelle bataille judiciaire entre les deux pays devant la CIJ, Téhéran souhaite "mettre fin sans délai" à ces mesures.

La République islamique demande à la Cour basée à La Haye (Pays-Bas) de stopper temporairement les sanctions, avant que les juges se prononcent ultérieurement sur le fond de l'affaire.

L'Iran affirme que les actions des Etats-Unis violent de nombreuses dispositions d'un traité américano-iranien de 1955.

Les premières sanctions américaines, qui ont été lancées début août, seront suivies en novembre d'autres mesures affectant le secteur pétrolier et gazier, qui tient un rôle capital dans l'économie iranienne.

Dans sa requête à la CIJ, Téhéran parle d'un "siège" économique imposé par Washington, "avec toutes les conséquences dramatiques que cela suppose pour la population iranienne assiégée".