International C’est un signe qui ne trompe pas : l’Etat islamique, en déroute en Irak et en Syrie, autorise les femmes à combattre. Un cran de plus dans la longue histoire du djihad féminin, qui a connu son lot de logisticiennes, recruteuses et kamikazes. Au Pakistan, les talibans viennent de lancer un magazine féminin.

La déroute subie par l’Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak oblige l’organisation djihadiste à revenir sur l’un de ses principes fondamentaux, à savoir que les femmes ne se battent pas en première ligne. Or, à Mossoul comme ailleurs, des femmes recouvertes du niqab ont participé aux combats.

Mardi, au nord de Tal Afar, le dernier verrou repris hier par l’armée irakienne, une femme s’est fait exploser devant les lignes des peshmergas, faisant trois morts, deux femmes et un enfant, et cinq blessés parmi les combattants kurdes.

Selon l’agence de presse Rudaw, elle s’était glissée dans un groupe de réfugiés où elle a actionné ses explosifs. Les djihadistes tentaient de sortir du piège où ils se trouvaient, encerclés par l’armée irakienne, la police fédérale et les Forces de mobilisation populaire (milices majoritairement chiites), harcelés par les frappes de la coalition internationale, et d’évacuer vers la Syrie.