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Le ministre français de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a dénoncé jeudi une "nouvelle calomnie" à la suite de l'éclatement d'une seconde affaire le visant, cette fois, pour abus de faiblesse, après un premier dossier où il est accusé de viol. "J'ai pris connaissance de cette nouvelle calomnie contre moi sur le site de (l'hebdomaire) Le Point comme tout un chacun. Je ne sais pas qui et de quoi on m'accuse! Je n'ai rien à me reprocher", déclare M. Darmanin dans un entretien au quotidien régional La Voix du Nord, publié jeudi.

"Aujourd'hui, je suis tranquille, concentré sur mon travail de ministre et je fais confiance à la justice", a ajouté M. Darmanin, 35 ans, qui a rejoint le mouvement La République en marche du président Emmanuel Macron après avoir été exclu des Républicains (droite).

Mardi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire visant ce poids lourd du gouvernement peu après le dépôt de plainte d'une femme, qui a été auditionnée dans la foulée.

Selon une source proche de l'enquête, la plaignante entendue par le 1er district de la police judiciaire parisienne, est une habitante de Tourcoing, dans le nord de la France, ville dont Gérald Darmanin fut le maire de 2014 à 2017.

Selon l'hebdomadaire Le Point, la plaignante a expliqué qu'elle occupait un logement insalubre et demandé à être relogée. Ce serait à cette occasion que Gérald Darmanin lui aurait fait des avances à caractère sexuel au cours des années 2015 et 2016, selon les informations du magazine, confirmées par une source proche du dossier.

"Le Point indique qu'il s'agirait d'une habitante cherchant un logement, mais des centaines de personnes font des demandes de logement chaque année dans les permanences du maire et actuellement, à Tourcoing, 5.000 personnes sont en attente d'un logement social. Notez que, par ailleurs, je n'ai jamais été membre d'une commission d'attribution!", a encore affirmé le ministre.

Ces nouvelles accusations interviennent après l'audition libre, lundi à Paris, du ministre dans une première enquête: une femme accuse Gérald Darmanin d'avoir abusé d'elle et de sa confiance alors qu'elle sollicitait son aide il y a près de dix ans.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a appelé jeudi à s'en tenir au "droit, rien qu'(au) droit", au lendemain de l'annonce de cette nouvelle enquête visant Gérald Darmanin, soulignant qu'"une mise en cause n'est pas une mise en examen" (inculpation).