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Le député LFI Eric Coquerel a épinglé samedi le "discours appris par coeur" pour le 20H00 de TF1 d'Alexandre Benalla, "mis en examen privilégié", ajoutant que "les images le contredisent" sur les vidéos du 1er mai, dont la nouvelle au jardin des Plantes.

"C'est un mis en examen privilégié: une page dans Le Monde, le 20H00 de TF1 pour se défendre...Beaucoup de gens qui ont affaire avec la justice aimeraient avoir la même chose en terme de communication", a-t-il lancé sur BFMTV, pointant un "discours manifestement appris par coeur par M. Benalla, des éléments retrouvés en partie chez le directeur de cabinet de l'Elysée auditionné".

Pour le député LFI de Seine-Saint-Denis, "les images le contredisent quand il dit qu'il n'a pas porté de coups, les coups portés à la nuque qu'on voit sur les vidéos règlent la question".

Quant à l'argumentation de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, selon laquelle son "seul tort est d'avoir oublié qu'il était employé de l'Elysée, mais qu'il serait normal finalement que tous les citoyens agissent de même", M. Coquerel a considéré que "ce serait l'anarchie totale, la prime à la violence".

"Ce qui plante M. Benalla, c'est la vidéo du Jardin des Plantes, où on s'aperçoit que ce 1er mai il ne s'est pas contenté de donner des coups place de la Contrescarpe, il est intervenu violemment face à des manifestants pacifiques avec son collègue Crase, qui ne fait pas non plus partie de la police", selon cet Insoumis.

Et de demander: "pourquoi il est arrivé ce jour-là: qui l'a envoyé, avec son compère?".

"En définitive, tout continue à remonter sur Emmanuel Macron", à ses yeux. "Il y a un dérèglement total, peut-être que c'est la manière dont Emmanuel Macron passe au dessus de toutes les institutions. Notre motion de censure tire la sonnette d'alarme", a déclaré M. Coquerel. Cette motion de censure de plusieurs partis de gauche sera examinée mardi en même temps que celle déposée par Les Républicains