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Trois policiers suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à Alexandre Benalla, le collaborateur du président français filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai, ont été placés en garde à vue samedi matin, a annoncé le parquet de Paris. Les trois hommes ont été privés de liberté dans le cadre de l'enquête pour "détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "violation du secret professionnel".

Alexandre Benalla, un proche du chef de l'Etat Emmanuel Macron et adjoint de son chef de cabinet, avait été placé en garde à vue vendredi. Son domicile près de Paris a été perquisitionné samedi matin. Après la diffusion de vidéos le montrant frappant un manifestant le 1er mai, la présidence avait annoncé son licenciement pour tenter d'endiguer le scandale.

Le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné lundi par la commission des Lois de l'Assemblée nationale dotée des pouvoirs d'enquête, a par ailleurs annoncé samedi sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM, majorité présidentielle). L'audition de M. Collomb sera publique.

Collomb auditionné lundi à 10H00 à l'Assemblée

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné lundi à 10H00 dans le cadre de l'affaire Benalla par la commission des Lois de l'Assemblée nationale dotée des pouvoirs d'enquête, a annoncé samedi sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM).

L'audition, publique et retransmise, de M. Collomb "aura lieu lundi matin" à 10H00, a dit Mme Braun-Pivet lors de la réunion de la commission chargée de mettre au point un programme d'auditions.

Le groupe majoritaire LREM, par la voix de Marie Guevenoux, a en outre accepté la publicité des autres auditions à venir, avec des exceptions en particulier sur les questions de "sûreté de l?État" ou dans le cas où un fonctionnaire demanderait le huis clos.

La commission a voté à la quasi unanimité le principe de cette publicité.

"La majorité lâche sur la publicité des auditions, voyant enfin combien l?opacité des travaux est nuisible. La majorité a heureusement été cadrée cette nuit", a réagi Philippe Gosselin (LR) dans un tweet.

Pour Ugo Bernalicis (LFI), "face à la pression de l'opinion publique et la pression politique des oppositions, la majorité @LaREM_AN a cédé et nous nous en félicitons".

Vendredi soir, le bureau de la commission des Lois avait échoué à se mettre d'accord sur un programme et sur le principe de publicité ou non des auditions.

Mme Braun-Pivet avait alors décidé de convoquer la commission dans son ensemble samedi pour trouver un accord avant la reprise de la séance en principe à 10H30 pour poursuivre le débat des 1.470 amendements restant sur le projet de loi constitutionnelle.