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Le Monde a publié mercredi de nouvelles révélations sur l'affaire Benalla issues de l'enquête judiciaire ouverte depuis le 22 juillet.

Des révélations troublantes car on apprend que l'arme portée par Vincent Crase (l'acolyte d'Alexandre Benalla) le 1er mai, n'était pas à son nom mais appartenait en réalité à La République en Marche. "Elle est réservée pour la défense du site LREM" en cas d'attaque terroriste, a indiqué Crase aux enquêteurs.

Vincent Crase est le "responsable adjoint sécurité et sûreté" de LREM, a expliqué Christophe Castaner, président du parti.

Une perquisition dans les locaux du parti ont permis de découvrir deux autres pistolets. Il s'agirait donc de trois armes non déclarées selon les informations du Monde , Vincent Crase n'ayant pas envoyé un dossier complet à la préfecture.

Alors qu'il n'est titulaire d'aucune autorisation de port d'armes, il est également mis en examen pour "port prohibé d'arme de catégorie B" (armes à feu).

Le gendarme-réserviste avait nié dans un premier temps avoir porté une arme le 1er mai, car, père de famille, il était "en train d'acheter une maison" et attendait "une réponse du banquier sur [leur] demande de prêt" . Avant d'ajouter: "Cette affaire, si je perds mon travail, va me mettre dans une situation précaire."

Une situation qu'il connaîtra bientôt puisque Christophe Castaner a annoncé qu'une procédure de licenciement avait été lancée à son encontre. Cette procédure est "fondée sur le trouble objectif au fonctionnement de l'association et l'atteinte portée à son image", a précisé le patron du parti présidentiel.