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J’espère que vous vous sentez à l’aise ici." La formule de bienvenue du roi Salmane d’Arabie saoudite adressée au secrétaire d’État américain Mike Pompeo, à son arrivée mardi au palais royal de Riyad, traduit bien, par ce qui ressemble à un trait d’humour noir, la distance que le pouvoir saoudien cherche à instaurer entre lui et la disparition de Djamal Khashoggi. Ce journaliste saoudien de 59 ans, exilé aux États-Unis et connu pour ses critiques du prince héritier saoudien, a selon une vraisemblance qui s’avère chaque jour, été assassiné au consulat saoudien d’Istanbul.

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