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L'une des présumées victimes a porté à l'attention des enquêteurs des sms qui, s'ils s'avèrent authentiques, pourraient jouer en la défaveur de Tariq Ramadan.

De nouvelles preuves ont été apportées au dossier ce 6 février. Selon Le Parisien, ces textos pourraient confirmer l'existence d'une relation sexuelle violente en 2009 entre Tariq Ramadan et la plaignante. L'islamologue suisse nie cependant en être l'auteur. Ce dernier a été mis en examen le 2 février pour viols. Deux femmes l'accusent de les avoir agressées en 2009 et 2012.

Christelle (nom d'emprunt) a remis aux enquêteurs une clé USB contenant plusieurs documents, notamment des messages rédigés le 10 octobre 2009, soit le lendemain des faits. Le premier sms a été envoyé le soir du 10 octobre, comme le relaie Le Parisien : "J’ai senti ta gêne… désolé pour ma 'violence'. J’ai aimé… Tu veux encore ? Pas déçue ?". "Ce silence dit quoi ???", relance l’interlocuteur. "Tu n’as pas aimé… Je suis désolé Christelle. Désolé." Le lendemain, un dernier texto aurait été rédigé contenant le message suivant : "J’ai attendu toute la journée un message hier pour lire enfin des reproches et une déception… Que veux tu que je rajoute à ça… Ça me peine et c’est moche".

L'enquête devrait rapidement déterminer si ces messages sont authentiques.

Ce rebondissement intervient très peu de temps après que l'alibi fourni par Tariq Ramadan ait été déclaré comme non vérifié.