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Plusieurs attaques visant deux commissariats de police et apparemment coordonnées, ont secoué Kaboul mercredi, une semaine après un double attentat suicide qui avait fait au moins 25 morts dans la capitale. Des journalistes de l'AFP ont entendu plusieurs déflagrations dans le centre-ville. Elles ont été confirmées sans plus de précision dans l'immédiat par des responsables sécuritaires et des témoins.

Lors d'une première attaque, un kamikaze s'est fait exploser devant un commissariat de police de l'ouest de la ville, avant un échange de tirs nourris entre d'autres assaillants et des policiers, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Najib Danish.

Des images de la chaîne Ariana TV montraient un épais panache de fumée noire monter vers le ciel. Une photo postée par un usager de Twitter montre un bâtiment en flammes, présenté comme l'un des commissariats touchés.

"La seconde attaque s'est produite devant le commissariat de police numéro 10, de Shar-e-Naw, au centre de Kaboul", a poursuivi le porte-parole. "Deux assaillants qui ont tenté de pénétrer dans l'enceinte ont été abattus."

Un correspondant de l'AFP qui se trouvait à proximité du site de la seconde attaque a aperçu un corps dans la rue et a entendu plusieurs coups de feu. Il a également vu plusieurs femmes terrifiées quitter les lieux en courant.

Les deux assauts seraient encore en cours, selon des témoins s'exprimant sur les réseaux sociaux.

D'après le porte-parole du ministère de la Santé, Waheed Majroh, six personnes blessées ont été évacuées vers les hôpitaux de Kaboul. Aucun autre bilan n'était disponible dans l'immédiat.

Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques, survenues un peu plus d'une semaine après un double attentat suicide dans la capitale afghane qui avait tué au moins 25 personnes, dont le chef photographe de l'AFP Shah Marai et huit autres journalistes. Cette dernière attaque avait été revendiquée par l'État islamique.

Les talibans ont récemment lancé leur offensive de printemps, multipliant les assauts contre les forces de sécurité afghanes, en ce qui s'apparente à un rejet tacite d'une récente offre de pourparlers de paix de la part du président Ashraf Ghani.

Cette offensive, baptisée Al Khandaq, vise à "écraser, tuer et capturer les envahisseurs américains et leurs partisans", avaient indiqué les insurgés fin avril.

Après une relative diminution de la violence dans Kaboul en février et mars, les extrémistes y ont multiplié les assauts.

Le dimanche 22 avril, un autre attentat suicide contre un centre d'enregistrement électoral avait fait près de 60 morts et 20 blessés.