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Cinq personnes ont trouvé la mort dans l'attaque du groupe Etat islamique contre les locaux de Save the Children à Jalalabad, dans l'Est de l'Afghanistan, selon un nouveau bilan communiqué jeudi par un responsable local.

"Le bilan est passé à cinq morts ce matin. Deux des blessés graves sont décédés, ils étaient tous deux employés de Save The Children. Et 26 personnes ont été blessées selon les dernières informations" a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouverneur provincial, Attaullah Khogyani.

L'ONG britannique avait fait état mercredi soir dans un communiqué de trois morts et quatre blessés.

Il s'agit selon M. Khogyani de deux gardes de l'organisation et d'un employé.

Suite à cette attaque, Save the Children a annoncé "la suspension temporaire" de toutes ses opérations en Afghanistan qu'elle considère comme un des pays les plus dangereux pour les humanitaires.

La plupart des personnes présentes dans l'enceinte de Save The Children au moment de l'attaque doivent leur salut à la pièce sécurisée(safe room) en sous-sol du bâtiment, où elles ont attendu que les forces de sécurité viennent les chercher à la fin de l'assaut.

L'attaque, conduite par six hommes armés selon les autorités locales, a commencé peu après 09h00 locales et duré plus de sept heures.

"Quand l'attaque a commencé, les gardes ont hurlé et tout le monde s'est précipité dans la safe rooom où nous sommes restés près de dix heures. On entendait les explosions, nos téléphones passaient mal mais j'essayais d'envoyer des messages à mes proches pour les tenir au courant... Je n'arrive toujours pas à croire qu'on ait survécu", a raconté jeudi un employé, Kamran Khan, à l'AFP.

Certains rescapés ont réussi à s'enfuir, sautant par une fenêtre ou en escaladant l'enceinte pour gagner un immeuble voisin.

C'est le cas de Mohammad Amin, 22 ans, chargé d'études pour l'ONG et blessé à la tête et à la jambe par des éclats lors de l'attaque: "Je suis monté par une échelle et j'ai réussi à sauter dans une maison voisine de nos bureaux où une ambulance est venue me chercher. Je me demande encore comment j'ai survécu", a rapporté le jeune homme à l'AFP.