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Le ministre allemand de l'Intérieur a critiqué mardi soir l'inaction de la police de Cologne (ouest) lors des agressions en série contre une centaine de femmes lors du Nouvel An, qui suscitent l'indignation dans le pays.

 "La police ne peut pas travailler de cette manière", a déclaré Thomas De Maizière dans la soirée à la chaîne de télévision publique ARD.

Les forces de l'ordre sont sous le feu des critiques pour ne pas être intervenues lors des faits survenus en plein centre sur une grande place très fréquentée au pied de la cathédrale, alors qu'elles étaient mobilisées en nombre pour la nuit de la Saint-Sylvestre.

La police a reconnu avoir peu avant les agressions fait évacuer cette place du fait de tirs dangereux de feux d'artifice, mais indiqué que les agressions avaient débuté plus tard, sans qu'elle en prenne la mesure. Le lendemain, 1er janvier, elle avait même publié un communiqué soulignant que la soirée s'était passée sans incidents.

"Il n'est pas possible que la place soit évacuée et qu'ensuite (les agressions) aient lieu" au même endroit et que la police "attende les plaintes" des victimes pour réagir, a déploré le ministre de l'Intérieur.

"J'exige de manière urgente des éclaircissements", a-t-il ajouté.

L'ampleur réelle des faits n'a été révélée que mardi en Allemagne à la suite de l'accumulation de plaintes de victimes féminines, près d'une centaine. Toutes ont indiqué avoir été victimes de vols et d'attouchements sexuels par des groupes de jeunes hommes souvent ivres et semblant agir en bandes organisées.

Reprenant à son compte les déclarations de la police, se basant sur plusieurs témoignages, le ministre de l'Intérieur a précisé "qu'un certain nombre d'éléments indiquent qu'il s'agissait de Nord-Africains".