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Le président du renseignement intérieur allemand, Hans-Georg Maassen, a estimé vendredi dans la presse qu'il n'y avait pas eu de "chasses collectives" contre les étrangers lors de violences perpétrées par l'extrême droite fin août à Chemnitz, contredisant ainsi la chancelière. Il a également assuré dans le quotidien Bild qu'il n'y avait "pas de preuves que la vidéo circulant sur internet" montrant des agressions commises contre des personnes d'apparence physique étrangère "soit authentique". "Il y a de bonnes raisons de croire qu'il s'agit d'une fausse information intentionnelle pour éventuellement détourner l'attention de l'opinion publique du meurtre à Chemnitz" d'un homme de 35 ans tué à coups de couteau et pour lequel deux réfugiés, un Irakien et un Syrien, ont été placés en détention provisoire.

"Je partage les doutes concernant les comptes rendus dans les médias sur des chasses collectives de l'extrême droite à Chemnitz", a également souligné le président de l'Office de Protection de la Constitution. "Nous n'avons pas d'informations fiables à l'Office de Protection de la Constitution selon lesquelles de telles chasses collectives ont eu lieu", a-t-il ajouté.

La chancelière Angela Merkel a dénoncé avec véhémence "ces chasses collectives", "la haine dans la rue" qui n'ont "rien à faire dans un Etat de droit".