International

La police allemande a revu à la hausse l'étendue des agressions similaires à celles commises la nuit du Nouvel An à Cologne (ouest), un rapport révélant que douze des seize régions ont été touchées par ce phénomène, affirment samedi des médias allemands. Au total, "douze" des seize Länder (les Etats régionaux allemands) sont concernés par ces violences sexuelles combinées à des vols survenues la nuit du 31 décembre, notent le quotidien Süddeutsche Zeitung et les chaînes de télévision locales NDR et WDR, citant un rapport de la police judiciaire allemande (BKA). Sollicité par l'AFP, le BKA n'a pas encore réagi.

Jusqu'à présent, l'attention s'était essentiellement focalisée sur Cologne, épicentre de ces violences, ou, plus marginalement, sur Hambourg (nord), où plus de 200 plaintes ont été déposées.

"Le phénomène des violences sexuelles, en partie liées à des vols, est plus important que ce que l'on savait jusqu'alors", relève la Süddeutsche Zeitung sur son site internet.

Le land le plus touché a été celui de Rhénanie du Nord-Westphalie (Cologne, Düsseldorf et Bielefeld), où un millier de plaintes ont été déposées. Dans une bien moindre mesure, des cas similaires ont été enregistrés en Hesse (centre, 31), en Bavière (sud-ouest, 27), dans le Bade-Wurttemberg (25), à Brême (nord, 11) et Berlin (est, six).

Un seul cas d'agression a été recensé en Basse-Saxe (nord-ouest), dans le Brandebourg, en Saxe (est), en Rhénanie-Palatinat et en Sarre (ouest).

A l'image de Cologne, où un millier de plaintes ont été déposées, ces agressions ont visé quasiment exclusivement des femmes. Les témoins ont assuré que les agresseurs étaient souvent des adolescents ou des hommes d'origine étrangère âgés de 17 à 30 ans.

Les agressions de Cologne, attribuées par la police à des jeunes gens originaires du Maghreb et d'autres régions du monde arabe, ont relancé le débat en Allemagne sur la politique d'accueil portée par la chancelière Angela Merkel, dont le pays a vu affluer plus d'un million de demandeurs d'asile en 2015.

Samedi, Aydan Özoguz, qui est chargée des questions d'intégration, a estimé dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung que l'affaire avait "empoisonné" l'atmosphère en Allemagne. "Quelques centaines de criminels ne représentent pas un million de réfugiés", a-t-elle dit