International Il y a un an Le Canard enchaîné révélait le salaire perçu par Pénélope Fillon en tant qu'attachée parlementaire fictive de son mari. Ce qui allait devenir le Penelopegate plombait définitivement la campagne présidentielle du candidat des Républicains François Fillon. Robert Bourgi revient sur cette épisode en expliquant avoir voulu se venger de l'ancien candidat qu'il juge déloyal envers Nicolas Sarkozy.

Après avoir été mis hors course pour l'Elyssée au terme du premier tour - où il a terminé à la troisième place avec 20% derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen -, François Fillon a fait un pas de côté et s'est éloigné de la politique. Un peu plus d'un an après le début de l'affaire Fillon, son ancien conseiller Robert Bourgi revient sur les raisons qui l'ont poussé à le "tuer".

"Il passait son temps à démolir Nicolas Sarkozy, je ne le supportais pas" explique Me. Bourgi en face de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV. L'avocat de 72 ans était le conseiller de l'homme politique lorsque celui-ci siégeait à Matignon, mais également un proche et ami de Nicolas Sarkozy, alors président de la République.

"Lorsqu'il était Premier ministre, on se voyait une à deux fois par mois. J'allais boire le scotch avec lui à Matignon, dans son bureau. Il me savait proche de Nicolas Sarkozy et voulait savoir ce qu'on pensait de lui au château [de l'Elysée]. Je lui disais la vérité: que c'était un supplétif."

Selon l'avocat, M. Fillon aurait, une fois la législature terminée, voulu la peau de son ancien président. C'est pourquoi Me. Bourgi a "décidé de piéger François Fillon avec les costumes". Et d'ajouter cette relation équivoque avec l'argent. "Je le savais accro à l'argent, on ne pouvait pas laisser faire ça parce que tôt ou tard, celui qui aurait pu diriger la France aurait eu de sérieux problèmes."

Car outre le Penelopegate, les casseroles se multipliaient pour l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, avec notamment ces costumes de luxe reçus pour une valeur estimée à plusieurs dizaines de milliers d'euros. "Je savais que ça allait le tuer" se remémore en fin de compte Robert Bourgi.