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Une militante connue en Arabie saoudite a été arrêtée dans le cadre d'une campagne de répression contre les défenseurs des droits de l'Homme dans le royaume ultraconservateur, ont indiqué mercredi des militants. L'annonce de l'arrestation de Hatoon al-Fassi, défenseur passionnée des droits de la femme, a été faite par plusieurs militants dont le groupe saoudien de défense des droits ALQST basé à Londres.

Elle intervient après la levée dimanche de l'interdiction de conduire faite aux femmes dans le pays.

Depuis mai, une vague d'arrestations vise des militants, principalement identifiés comme des femmes ayant défendu le droit de conduire et demandant la fin du système de tutelle masculine imposé aux Saoudiennes.

"Informations confirmées sur de nouvelles arrestations parmi les militantes saoudiennes... professeure @HatoonALFASSI a été arrêtée. Elle avait activement participé à la campagne #Women2Drive", a écrit sur Twitter la militante saoudienne en exil, Manal al-Sharif.

La famille de Mme Fassi n'était pas joignable dans l'immédiat et aucun commentaire n'a été obtenu des autorités.

Professeure à l'université King Saud de Ryad, Hatoon al-Fassi, militante de longue date pour le droit des femmes de conduire, est apparue jeudi pour la dernière fois sur Twitter. Elle avait l'intention de prendre le volant pour la première fois dimanche.

"C'est comme si j'étais reconnue comme un citoyen à part entière", avait-elle dit la semaine dernière au quotidien saoudien Arab News, après avoir obtenu son permis de conduire. "J'ai l'intention de conduire avec mon mari et mes enfants autour de Ryad".

Il y a plusieurs semaines, les autorités ont affirmé que neuf de plus d'une dizaine de personnes détenues allaient rester derrière les barreaux, les accusant de porter atteinte à la sécurité nationale et d'entretenir des contacts avec des ennemis de l'Etat.

Parmi ces détenus figurent Loujain al-Hathloul -arrêtée en 2014 pendant 73 jours après avoir tenté de traverser en voiture la frontière entre les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite- et Aziza al-Youssef, professeure retraitée de l'université King Saud à Ryad.

Des médias proches du pouvoir ont affirmé que parmi ces personnes se trouvaient des traîtres et "des agents d'ambassades" de pays étrangers.

La semaine dernière, Human Rights Watch a indiqué que deux autres militantes saoudiennes avaient été arrêtées, dénonçant une campagne de "répression implacable".