La Libre.be > Actu > International > Article
economie
Les marchés redoutent un enlisement
PdL
Mis en ligne le 24/03/2003
Infographie: Les investisseurs s'inquitent des dernières évolutions de la crise en Iraq
Les marchés boursiers sont repartis franchement à la baisse hier en Europe et aux Etats-Unis. Les opérateurs ont pris conscience au cours du week-end que la guerre ne serait probablement pas aussi rapide que certains ne l'avaient espéré. La Bourse de Bruxelles a clôturé en baisse de 4,3 pc. Les chutes étaient plus sévères à Amsterdam et Paris qui abandonnaient respectivement 6,38 pc et 5,67 pc. Sur les marchés américains, le Dow Jones et le Nasdaq abandonnaient tous deux environ 3 pc vers 18 heures (heure de Bruxelles).
C'est l'anticipation d'une guerre éclair qui avait permis aux principaux indices mondiaux de vivement rebondir la semaine dernière. Vendredi, le Dow Jones s'était ainsi adjugé sa huitième séance de hausse consécutive, ce qui ne lui était plus arrivé depuis décembre 1998. Il s'adjugeait au passage sa plus forte hausse hebdomadaire depuis 20 ans avec une progression de 8,36pc.
Mais voilà, les premiers revers de la coalition anglo-américaine qui ont fait de nombreux morts et blessés ont frappé les esprits des investisseurs. Ces derniers prennent conscience que la guerre ne sera pas si facile. Ce qui a fait ressurgir les craintes d'un enlisement du conflit. Un scénario qui pourrait entraîner l'économie mondiale dans la récession.
Pétrole en hausse
Tous les spécialistes s'accordent en effet pour dire qu'une guerre longue aurait des conséquences dramatiques sur l'économie déjà fortement fragilisée par les scandales financiers, les risques de déflation en Europe et les creusements des déficits publics américains. De son côté, le cours du brut repartait à la hausse. En raison des dernières évolutions dans la crise irakienne, mais également au Nigeria. Selon certaines estimations, les arrêts de production provoqués par les troubles interethniques représentent 40 pc du volume total du pays.
La compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Royal Dutch/Shell a annoncé hier que les violences dans le Delta du Niger (sud du Nigeria) l'avaient obligée à fermer de nouvelles installations (lire nos informations en page 17), causant ainsi une perte de production s'élevant à 320000 barils par jour. En fin d'après-midi à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai s'appréciait de 1,34 dollar à 25,69 dollars. A New York, le prix du brut de référence (light sweet crude) pour livraison rapprochée en mai gagnait 1,14 dollar à 28,05 dollars.
Sur le marché des changes, le dollar souffrait également des dernières informations en provenance du conflit irakien. La devise européenne s'appréciait de 1,5pc face au billet vert à 1,0650 dollar.
Par contre, on assistait à un mouvement de repli vers les valeurs refuges que sont l'or et les obligations. Le rendement de référence de l'emprunt américain à 10 ans reculait de 12 points à 3,9844 pc. L'or repassait pour sa part le niveau psychologique des 330 dollars l'once.
© La Libre Belgique 2003
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...