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Schwarzenegger séduit la convention républicaine

AFP

Mis en ligne le 01/09/2004

Arnold Schwarzenegger, né en Autriche dont il garde un accent germanique prononcé, a souligné son parcours d’immigrant pour appeler également les nouveaux arrivants à rejoindre le parti.

Le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a conquis mardi les délégués républicains en tenant un discours rassembleur et confiant dans l’avenir, multipliant au passage les clins d’oeil ironiques à sa carrière de star hollywoodienne.

«Quel accueil», a-t-il déclaré aux délégués qui l’ont applaudi à tout rompre à son entrée sur scène, impeccable en costume noir et cravate or. «C’est comme gagner un Oscar... comme si je savais ce que ça fait!», a-t-il plaisanté.

Fond de teint et sourire éclatant, il a lancé plusieurs piques à l’endroit des démocrates en rappelant avoir joué dans un film appelé «Vrais mensonges» (True lies). «C’est le nom qu’ils auraient dû donner à leur convention», a-t-il déclaré sous les hourras de la foule.

Il s’est également démarqué du discours démocrate sur les deux Amériques, celle d’en haut et d’en bas. «Ne les croyez pas», a-t-il lancé, disant avoir rendu visite à des soldats américains qui se battent bien pour un seul pays. «Nous ne formons qu’une seule Amérique et le président Bush la défend corps et âme», a-t-il ajouté.

Il a apporté un franc soutien au président, candidat le mieux placé pour «terminatorer les terroristes», en jouant ainsi sur le titre d’un de ses rôles les plus célèbres, «Terminator».

Il a également évoqué les attentats du 11 septembre 2001, utilisant sa réplique de cinéma la plus célèbre, («I’ll be back» ou «Je reviendrai») dans ce même film, pour dire que le pays était désormais remis de cette catastrophe.

«L’Amérique est de retour, elle s’est remise de l’attaque sur son sol, de l’attaque contre son économie, de l’attaque contre notre mode de vie», a-t-il déclaré, faisant lever de leurs sièges les délégués enthousiasmés. «Nous nous sommes remis grâce à la persévérance, à la personnalité et au leadership du 43e président des Etats-Unis, George W. Bush», a-t-il souligné.

Le président «sait que l’on ne discute pas avec les terroristes. Il faut les battre», a-t-il ajouté, saluant la «force intérieure» du président, «un dirigeant qui ne faiblit pas, qui ne renonce pas».

D’une phrase, il a rendu la lutte contre le terrorisme indissociable de George W. Bush. «Si vous pensez qu’ils faut être intraitable et mettre fin au terrorisme, alors vous êtes un républicain», a-t-il déclaré sans se soucier des nuances.

Arnold Schwarzenegger, né en Autriche dont il garde un accent germanique prononcé, a souligné son parcours d’immigrant pour appeler également les nouveaux arrivants à rejoindre le parti. «Nous, les républicains, admirons vos ambitions, encourageons vos rêves, croyons en votre avenir», a-t-il dit.

L’ancien culturiste rendu célèbre par ses rôles de robot hypermusclé a été élu gouverneur de Californie en 2003. C’est un républicain modéré dont les prises de position pour la défense de l’avortement et le mariage homosexuel tranchent avec celle de George W. Bush et de la droite du parti républicain.

Sa femme Maria Shriver, présente en simple robe noire décolletée, appartient au clan Kennedy, l’une des familles démocrates les plus célèbres du pays.

Schwarzenegger a raconté être devenu républicain après avoir entendu en 1968 le président Richard Nixon en débat présidentiel, traduit en allemand à l’époque par l’un de ses amis.

«Je suis resté républicain depuis. Et je peux vous assurer qu’ayant épousé ma femme, ce n’est pas un mince exploit», a-t-il encore plaisanté, pour le plus grand plaisir de la salle totalement sous le charme.

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