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RÉACTIONS

Des appels à la démission de ministres

(AFP)

Mis en ligne le 01/09/2005

Voici les principales réactions enregistrées mercredi après la tragédie de Bagdad.

Le président Jalal Talabani, un Kurde, a adressé un message de condoléances au peuple irakien et qualifié la bousculade de «catastrophe qui laissera dans nos coeurs une blessure qui vient s'ajouter à celles ressenties à la perte de citoyens tombés dans des actes de terrorisme».

Le Premier ministre Ibrahim al Jaafari (photo), un chiite: «Nous décrétons trois jours de deuil national dans l'ensemble du pays», a-t-il déclaré à travers un communiqué lu à la télévision publique Iraqia. «Nous présentons nos condoléances aux pèlerins qui sont tombés en martyrs en cette journée anniversaire de l'imam Moussa al-Kazim», a-t-il ajouté.

Le président du Parlement Hajem al-Hassani, un sunnite: après avoir exprimé sa douleur et ses condoléances aux familles, il a appelé dans un communiqué «le peuple irakien, toutes communautés confondues, à consoler et aider les familles des victimes et réitéré sa condamnation de tous les actes terroristes».

Mouaffak al-Roubaye, conseiller à la sécurité nationale, un chiite, a attribué aux fidèles du président déchu Saddam Hussein et aux membres du réseau d'Abou Moussab al-Zarqaoui, la responsabilité de la rumeur à l'origine du mouvement de panique.

Le ministre de la Santé Abdel Mouttaleb Mohammed Ali, un chiite proche de la mouvance radicale: «Je rends mes homologues de l'Intérieur et de la Défense responsables de ce qui s'est passé aujourd'hui», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. «Et je demande en conséquence à mes deux collègues soit d'assumer leur entière responsabilité dans ce qui s'est passé, soit de démissionner», a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Intérieur, Bayane Baqer Soulagh, un chiite, a assuré que ses forces n'étaient pas responsables du secteur où il y a eu le drame, une zone qui est confiée, selon lui, au ministère de la Défense, détenu par un sunnite, Saadoun al-Doulaïmi.

Le chef chiite radical Moqtada al Sadr a appelé ses partisans à observer un deuil national et s'est dit «très affecté» par le drame, selon son bureau à Najaf, ville sainte chiite du centre de l'Irak.

Le Parti islamique irakien, principal mouvement sunnite, a appelé le gouvernement à lancer une enquête pour identifier ceux qui se tiennent derrière l'incident. Il a également appelé les habitants du quartier sunnite Adhamiyah à apporter des secours aux victimes et sa permanence dans le quartier à y contribuer.

© La Libre Belgique 2005

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