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Les luxueuses vacances de Sarkozy font polémique
AFP
Mis en ligne le 09/05/2007
La députée socialiste Elisabeth Guigou a dénoncé mercredi le "scandale" et le "côté indécent" des vacances de Nicolas Sarkozy, estimant que "ce n'est pas un bon début pour un président qui doit être celui de tous les Françaises et les Français".
"Je trouve (cela) scandaleux, d'abord parce qu'il y a eu duperie", a affirmé la députée de Seine-St-Denis sur iTélé. "Nicolas Sarkozy a fait dire par son entourage qu'il allait faire une retraite, qu'il allait faire de l'introspection, qu'il allait se préparer à la fonction. Il prend trois jours de vacances à la mer".
Mais, pour l'ancienne ministre de la Justice, "le vrai scandale est dans ce côté indécent, tout ce luxe, tout cet argent alors qu'il se prétend le candidat et le président de tous les Français". "Je trouve ça choquant". "Cette débauche de luxe, ça augure d'un style qui fait que ça commence mal", a encore estimé Elisabeth Guigou. "Ce n'est pas un bon début pour un président qui doit être celui de tous les Françaises et les Français".
Et de pointer "le côté ostentatoire, choquant que ça peut avoir pour la grande masse des Français qui ont du mal à joindre les deux bouts". "C'est un affichage à la limite du mépris pour cette grande majorité des Français. Nicolas Sarkozy "a le droit d'avoir des amis", a-t-elle poursuivi en référence au yacht et à l'avion privé prêtés au président élu par l'homme d'affaires Vincent Bolloré. Mais, "à partir du moment où avec des cadeaux pareils, les amis en question ne se sentent pas des droits et ne demandent pas de retour". "Là, on demande à voir, on sera vigilant là-dessus", a-t-elle prévenu.
"Le problème, c'est celui du conflit d'intérêt", a expliqué la députée socialiste. Pour "un cadeau pareil, est-ce que les chefs d'entreprise ne demanderont pas des contreparties à un moment donné ou un autre?"
Séjour de Sarkozy à Malte "évidemment" pas payé par l'Etat
Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement, a indiqué que le séjour de Nicolas Sarkozy à Malte n'était "évidemment pas" payé par l'Etat et dénoncé "les insinuations douteuses et indignes" de la gauche.
M. Copé a ajouté sur France Inter que Nicolas Sarkozy n'était "pas encore" en fonction et que "cela valait la peine de le laisser tranquille".
Il a répondu aux critiques de la gauche sur ce séjour dans le yacht de Vincent Bolloré, en disant que "la campagne était terminée" et qu'il fallait "arrêter les attaques personnelles". Alors que François Hollande, premier secrétaire du PS, s'est demandé mardi "si c'était la République qui payait" les "vacances de milliardaire" de Nicolas Sarkozy, M. Copé a répondu: "évidemment non et M. Hollande le sait très bien".
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