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Des mesures de sécurité accrues

AFP

Mis en ligne le 14/09/2001

La Maison Blanche a pris jeudi une mesure de sécurité sans précédent en envoyant le vice-président Dick Cheney s'installer à l'écart de Washington, afin d'assurer la pérennité du pouvoir quoi qu'il arrive, après les attentats de New York et Washington.

Sur la recommandation des services secrets, M. Cheney a quitté jeudi la Maison Blanche pour aller s'installer à Camp David, la résidence de campagne présidentielle située à environ 90 km au nord-ouest de Washington, a indiqué un responsable américain.

"Il s'agit d'une mesure prise à titre de précaution", a précisé ce responsable, ajoutant que M. Cheney regagnerait Washington ce week-end.

Le président George W. Bush, qui a réaffirmé jeudi sa détermination à venger les milliers de victimes des attentats de New York et de Washington en frappant les responsables de ces carnages, est resté pour sa part à la Maison Blanche.

Les services secrets ont aussi décidé d'élargir le périmètre de sécurité autour de la Maison Blanche, aux rues avoisinnant la présidence. Et la presse présidentielle a pu constater que des hélicoptères de surveillance procédaient à des rondes aériennes plus fréquentes.

En fin d'après-midi, le sentiment d'inquiétude avait été renforcé par la découverte d'un "paquet suspect" au Congrès, qui a entraîné un ordre d'évacuation des bâtiments du Capitole.

Les parlementaires ont pu regagner leurs bureaux une demi-heure plus tard, l'alerte s'étant avérée vaine.

Depuis les attentats de mardi, seuls les parlementaires et les journalistes ont accès aux bâtiments du Congrès.

Dans la journée, des rumeurs d'alerte à la bombe avaient également couru à la Maison Blanche, et des groupes de fonctionnaires travaillant dans l'imposante aile administrative jouxtant la Maison Blance, le Old executive office Building, avaient évacué les lieux.

Selon un porte-parole des services secrets, leur départ avait été provoqué par le déclenchement intempestif d'une alarme incendie.

L'Attorney General (ministre de la Justice) John Ashcroft, s'est employé jeudi soir à rassurer les Américains, toujours à cran après les attentats.

"Nous ne pensons pas que d'autres attaques sont imminentes", a affirmé M. Ashcroft à la chaîne de télévision NBC.

Il a estimé que les compagnies aériennes dont certains des avions ont recommencé à survoler les Etats-Unis jeudi "opèrent en toute sécurité". "Le ciel américain va progressivement redevenir sûr", a-t-il conclu.

Pour la première fois jeudi, les dirigeants américains, qui paraissent avoir commencé à étudier leurs options militaires contre les responsables des attentats, ont pointé le doigt vers le Saoudien Oussama ben Laden, réfugié en Afghanistan.

"Nous n'avons pas encore identifié publiquement l'organisation qui selon nous est responsable, mais quand on regarde la liste des candidats, l'un réside dans cette région", a déclaré le secrétaire d'Etat Colin Powell à la presse en reconnaissant que les contacts entamés par Washington avec les dirigeants d'Islamabad portaient bien sur le milliardaire d'origine saoudienne.

Mais un autre haut responsable a indiqué que les Etats-Unis n'entendaient pas déclencher des représailles prématurées, le groupe d'Ossama ben Laden n'ayant peut être pas agi seul dans les attentats de mardi.

"Nous ne voulons pas déterminer à la hâte ceux qui ont fait cela, car il est possible qu'il n'y ait pas simplement une seule organisation impliquée, mais qu'elles aient été multiples", a affirmé ce haut responsable.

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