Abonnez-vous a La Libre Belgique

libération betancourt

Les réactions dans le monde

AFP

Mis en ligne le 02/07/2008

"C'est une immense joie, une joie indescriptible. je n'arrive pas à y croire", a déclaré mercredi à l'AFP Lorenzo Delloye, le fils de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, libérée mercredi selon Bogota après être restée six années otage de la guérilla colombienne des Farc.

Le président français Nicolas Sarkozy a remercié mercredi son homologue colombien Uribe pour la libération d'Ingrid Betancourt et a appelé les Farc à cesser "leur combat absurde", dans une déclaration à l'Elysée. "C'est une opération militaire couronnée de succès", a-t-il dit, ajoutant qu'il voudrait dire "aux Farc qu'il faut qu'ils arrêtent ce combat absurde et moyenâgeux". "Je voudrais dire à Ingrid qu'on l'embrasse, qu'on est fier de son courage, qu'on est heureux pour elle", a ajouté le président, entouré des deux enfanhts de l'ex-otage, Mélanie et Lorenzo, et de sa soeur Astrid.

"C'est tellement splendide si c'est vrai, mais on attend qu'on nous le dise", a déclaré Hervé Marro, porte-parole du comité de soutien à Ingrid Betancourt, quelques minutes après la nouvelle de la libération de l'otage franco-colombienne. Les autorités "nous ont téléphonés pour vérifier les numéros de téléphone de l'ensemble de la famille. C'est la première fois qu'ils vérifiaient les numéros de téléphone comme ça, comme un contrôle de routine mais qui n'est pas routinier. Mais quoi qu'il arrive, ça ne veut rien dire. C'est important de l'avoir à l'esprit", a observé Hervé Marro. "On va attendre que Fabrice, Mélanie, Lorenzo, Astrid, Yolanda, Juan Carlos reçoivent la confirmation suprême et ultime, surtout, j'ai envie de croire et voilà". "On était au courant que la France n'avait pas baissé les bras, que la France n'avait pas abandonné, qu'elle continuait à mener des efforts incroyables ici, comme sur le terrain, maintenant j'espère que la nouvelle est vraie", "c'est tellement splendide si c'est vrai, mais on attend qu'on nous le dise", a souligné le porte-parole.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, est ravi de la libération d'Ingrid Betancourt, après plus de six ans de captivité. C'est ce qu'a indiqué mercredi soir Marc Michielsen, porte-parole des Affaires étrangères.

La Commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a exprimé mercredi soir son "soulagement" et "sa joie" à la nouvelle de la libération de la franco-colombienne Ingrid Betancourt et d'autres otages américains et colombiens des FARC. "C'est pour moi un immense soulagement et une grande joie qu'aient enfin pris fin le cauchemar de six ans vécu par Ingrid Betancourt ainsi que la captivité de trois Américains et de onze Colombiens", a-t-elle affirmé dans un communiqué. "J'espère qu'Ingrid Betancourt retrouvera bientôt sa famille de sorte qu'elle puisse se remettre rapidement de la terrible épreuve qu'elle a traversée", a-t-elle ajouté.

Le président Nicolas Sarkozy "vient de s'entretenir longuement avec le président (colombien) Uribe", a annoncé mercredi un responsable à la présidence française après l'annonce de la libération d'Ingrid Betancourt, ajoutant qu'elle se trouvait "en ce moment sur une base militaire".

L'Elysée avait confirmé un peu plus tôt la libération de l'otage franco-colombienne, annoncé par le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, à Bogota. Ce dernier a précisé qu'outre l'otage franco-colombienne, trois otages Américains et onze militaires colombiens ont été libérés par l'armée colombienne. Le combat pour la libération de l'otage franco-colombienne a entrainé une mobilisation sans précédent en France, tant de la part du gouvernement et des élus, que d'associations et de particuliers.

A l'annonce de la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue par la guérilla des FARC depuis février 2002, et de trois citoyens américains et onze militaires colombiens, Didier Reynders, président du Mouvement Réformateur, tient à exprimer, dans un communiqué diffusé mercredi soir, son enthousiasme et son soulagement. "L'enlèvement et la détention prolongée par la guérilla des FARC d'Ingrid Betancourt, femme engagée aux convictions politiques très fortes, a retenu l'attention des médias et de la communauté internationale. De nombreux groupes de soutien ont vu le jour pour réclamer sa libération. Ce soir, devant cette annonce, je souhaite que cette action médiatique sur le sort des otages de la guérilla colombienne ne s'arrête pas et que le combat pour leur libération reprenne vigueur", indique Didier Reynders.

L'Argentine, la Bolivie, l'Equateur et le Pérou ont salué la libération d'Ingrid Betancourt, annoncé jeudi à Bogota, "une victoire de la vie et de la liberté" pour la présidente argentine Cristina Kirchner. "On vient de m'informer qu'en Colombie Ingrid Betancourt a été libérée (...) vous connaissez mon engagement pour cette cause. Je veux saluer sa mère Yolanda et Ingrid car c'est la victoire de la vie et de la liberté", a déclaré Mme Kirchner, dont le mari et ex-président Nestor Kirchner s'était lui aussi impliqué dans le processus de libération des otages. Le président bolivien Evo Morales a estimé que la libération était "extrêmement importante dans la quête de la paix (et pour parvenir) à des accords entre les FARC et le gouvernement colombien".

Savoir Plus

George W. Bush a félicité son homologue et allié colombien Alvaro Uribe

Lors d'un entretien téléphonique, "le président Bush a félicité le président Uribe et lui a dit qu'il était un dirigeant fort", a indiqué un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe. "Le président Uribe a remercié le président Bush pour son soutien et sa confiance dans le gouvernement colombien", a dit M. Johndroe.

Autres Informations

Facebook

À ne pas manquer

ESSENTIELLE

Retrouvez toute l'actualité féminine, mode et bien-être sur le site essentielle.be

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page