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Une marche vendredi pour les otages encore aux mains des Farc

AFP

Mis en ligne le 03/07/2008

Les habitants de tout le pays sont priés de descendre dans les rues à midi afin de demander aux Farc de relâcher tous leurs otages et d'accepter des négociations de paix avec le gouvernement.

Les Colombiens sont invités à participer vendredi à une marche pour exiger la remise en liberté des otages encore aux mains de la guérilla des Farc, après la libération mercredi de 15 otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, selon les organisateurs.

Les habitants de tout le pays sont priés de descendre dans les rues à midi afin de demander aux Farc de relâcher tous leurs otages et d'accepter des négociations de paix avec le gouvernement, a annoncé à l'antenne de la radio privée Caracol, Oscar Morales, promoteur de l'évènement.

M. Morales était l'un des organisateurs d'une journée d'action contre les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) qui avait réuni plus d'un million de personnes le 4 février dans 125 villes colombiennes et à l'étranger. Il a appelé ses compatriotes "où qu'ils se trouvent dans le monde" à participer massivement à cette marche, même s'il reste peu de temps pour l'organiser. M. Morales a justifié son initiative en soulignant qu'elle faisait suite à une suggestion d'un des militaires libérés en même temps que Mme Betancourt, la marche du 4 février ayant apparemment redonné le moral aux otages et miné celui des guérilleros.

Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidentielle en Colombie, ainsi que trois ex-agents anti-drogue américains Thomas Howes, Marc Gonsalves et Keith Stansell et 11 militaires et policiers colombiens, ont été libérés au terme d'une longue et ingénieuse opération d'infiltration de la guérilla par les services de renseignement colombiens.

Jusqu'à récemment, les Farc proposaient de les échanger au sein d'un groupe d'une quarantaine d'otages dits "politiques" en contrepartie de la libération de 500 rebelles emprisonnés. Après l'opération de mercredi, trois responsables politiques et une vingtaine de policiers et militaires appartenant au groupe des "échangeables" sont encore en captivité. Les Farc détiennent des centaines d'autres otages appelés "économiques", pour lesquels la guérilla réclame une rançon.

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