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Betancourt
"J'ai hâte d'être en France"
Mis en ligne le 03/07/2008
L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, libérée mercredi par l'armée colombienne, a déclaré jeudi à Bogota avoir "hâte d'être en France".
"J'ai hâte d'être en France, j'ai hâte d'être chez moi", a dit Mme Betancourt, libérée mercredi lors d'une opération spectaculaire après plus de six années de captivité aux mains de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
"Je voudrais embrasser le président (Jacques) Chirac et mon ami de toujours, (l'ancien Premier ministre) Dominique de Villepin, qui s'est battu pour les otages, pour nous tous", a-t-elle déclaré.
"Je veux embrasser le président (Nicolas) Sarkozy pour lui dire que je l'admire et que je lui dois le fait d'être là aujourd'hui", a-t-elle poursuivi.
Ingrid Betancourt devrait venir à Paris vendredi après-midi dans l'avion français arrivé jeudi à Bogota avec ses enfants et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, a indiqué la présidence française.
Les Français célèbrent la libération d'Ingrid Betancourt
Après plus de six ans d'attente, les Français fêtent la libération d'Ingrid Betancourt. Le portrait de l'ancienne otage franco-colombienne, citoyenne d'honneur de nombreuses villes de France, a été barré de la mention "libre", au cours de rassemblements organisés jeudi à l'appel de son comité de soutien.
Alors que la sénatrice devrait arriver en France vendredi après-midi, les Français étaient appelés à se rassembler notamment à Paris sur le parvis de l'Hôtel de Ville, pour "faire la fête", a lancé Hervé Marro, président du comité de soutien d'Ingrid Betancourt, qui a réclamé qu'Ingrid reçoive le Prix Nobel de la paix. "Elle le mérite", a-t-il dit.
A Rosny-sous-Bois, ville de la banlieue parisienne dont elle était citoyenne d'honneur, son portrait géant déployé sur le fronton de l'ancienne mairie, aujourd'hui Espace culturel André-Malraux, a été barré d'un bandeau "libérée" dès le matin.
A Vénissieux, dans la banlieue de Lyon (Rhône), "le panneau qui symbolisait la solidarité et l'implication de Vénissieux dans la campagne internationale pour sa libération et celle de tous les otages en Colombie, devait être décroché du fronton de l'Hôtel de Ville".
Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a lui aussi évoqué cette possibilité de retirer le portrait de l'ancienne otage, en sa présence. "On va voir. A la demande de Mélanie et de Lorenzo, j'ai mis la photo la plus éprouvante, quand ils ont eu peur vraiment pour leur maman. On va voir avec eux tranquillement (...) On l'enlèvera dans les conditions qu'ils voudront", a-t-il précisé sur LCI.
A travers toute la France, de nombreuses actions ont été organisées pendant les années de captivité de la sénatrice, avec une très forte mobilisation de certains artistes notamment.
Dernier événement symbolique en date: en tout début de semaine, son portrait avait été hissé au Mont Blanc, le plus haut sommet des Alpes.
Savoir Plus
Sarkozy accueillera Ingrid Betancourt vendredi après-midi à Paris
Le président français Nicolas Sarkozy ira accueillir vendredi après-midi à son arrivée à Paris l'ex-otage franco-colombienne de la guérilla des Farc Ingrid Betancourt, libérée mercredi après plus de six ans de captivité, a-t-on appris jeudi auprès de l'Elysée.
Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a annoncé jeudi à la mi-journée qu'Ingrid Betancourt devait rentrer vendredi "en milieu d'après-midi" à Paris.
Partis jeudi vers 2h00 du matin (00h00 GMT) de l'aéroport militaire de Villacoublay, près de Paris, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et des membres de la famille d'Ingrid Betancourt sont arrivés jeudi à 13h17 GMT à l'aéroport de Catam à Bogota, où ils ont retrouvé l'ex-otage.
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