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Etats-Unis

Les Démocrates ouvrent le bal

philippe paquet

Mis en ligne le 23/08/2008

Barack Obama doit révéler ce samedi le nom de son candidat à la vice-présidence. Lundi s'ouvre, à Denver, la Convention démocrate qui lancera la campagne. Le candidat républicain, John McCain, pourrait jouer les trouble-fête.

Eclairage

La campagne électorale pour la présidentielle américaine de novembre entrera dans sa dernière ligne droite, lundi, avec l'ouverture, à Denver (Colorado), de la Convention du Parti démocrate lors de laquelle Barack Obama sera officiellement intronisé par plus de 4 200 délégués. Ce dernier devrait, cependant, créer l'événement dès ce samedi en annonçant enfin le nom de son candidat à la vice-présidence.

Le sénateur a prévu une apparition publique, ce samedi, à l'ancien capitole de l'Illinois à Springfield, lieu qu'arpenta un illustre prédécesseur, Abraham Lincoln, et que M. Obama avait choisi pour annoncer sa candidature à l'investiture démocrate, il y a un an et demi. L'endroit est suffisamment symbolique pour que le candidat ait pu décider d'y faire la communication tant attendue sur le choix de son colistier. C'est en tout cas ce que présumaient les médias américains.

Les spéculations continuaient d'aller bon train vendredi sur l'heureux élu. Alors que Mme Clinton ne semblait plus être dans la course, les paris favorisaient le sénateur du Delaware Joseph Biden, un catholique qui aura 66 ans en novembre et qui, continuellement réélu depuis 1972, préside aujourd'hui l'influente commission des Affaires étrangères du Sénat. Cette expérience apporterait à Barack Obama la crédibilité qui lui manque cruellement en matière de relations internationales.

D'autres noms étaient néanmoins cités avec insistance. Celui du gouverneur de Virginie, Timothy Kaine, un juriste de 50 ans considéré comme une des étoiles montantes du Parti démocrate (sa réaction à la fusillade sur le campus de Virginia Tech en avril 2007 avait été unanimement saluée). Ou celui d'Evan Bayh qui, avant son élection au Sénat en 1998, avait été pendant huit ans le gouverneur de l'Indiana.

Qualifiés de centristes, ces prétendants ont un profil qui devrait aider Barack Obama à séduire les Démocrates plus conservateurs (et les Républicains plus libéraux). Sur le plan éthique, par exemple, ils sont généralement opposés sur le plan personnel à l'avortement, mais disent vouloir respecter les lois existantes. Les sondages suggèrent néanmoins que la situation économique et le pouvoir d'achat domineront les préoccupations de l'électorat.

L'adversaire de M. Obama, John McCain, est confronté au même calcul électoral et au même embarras. La droite conservatrice s'émeut ainsi de l'intention qu'on lui prête de choisir comme colistier une personnalité favorable à l'avortement - on parle volontiers de Tom Ridge, l'ancien gouverneur de Pennsylvanie. Mais d'autres prétendants ne sont nullement écartés : l'ex-rival de M. McCain pour l'investiture Mitt Romney ou le jeune gouverneur du Minnesota (où les Républicains tiendront leur Convention du 1er au 4 septembre), Tim Pawlenty.

Le camp républicain projette d'annoncer son choix au lendemain de la Convention démocrate, de manière à détourner immédiatement l'attention médiatique de celle-ci et d'en atténuer l'impact. La guerre sera dès lors ouverte entre les deux candidats.

Trois débats télévisés

Leurs états-majors se sont, entre-temps, entendus sur certaines modalités de l'affrontement. Trois débats télévisés sont d'ores et déjà prévus : à Oxford (Mississippi), le 26 septembre, pour parler de politique étrangère; à Nashville (Tennessee), le 7 octobre, pour répondre aux questions du public; et à Hempstead (New York), le 15 octobre, pour débattre d'économie et de politique intérieure. Les vice-présidents, eux, se colletteront à Saint Louis (Missouri), le 2 octobre.

Savoir Plus

Retrait d'Irak prévu fin 2011

Les négociations sur un pacte de sécurité irako-américain sont terminées et le projet d'accord, qui prévoit notamment un départ des forces américaines à l'horizon 2011, selon un négociateur irakien, doit désormais être soumis aux dirigeants irakiens.

"Le travail des négociateurs est terminé. Maintenant, il se trouve entre les mains des dirigeants" politiques irakiens, a déclaré Mohammed al-Haj Hammoud, le chef des négociateurs irakiens sur le futur statut des troupes américaines en Irak.

"A la fin 2011, les troupes américaines se retireront d'Irak", a-t-il souligné, avant de préciser : "Il existe toutefois une clause stipulant que le retrait peut avoir lieu avant 2011 ou que la présence peut être prolongée après 2011 en fonction de la situation. C'est sur cela que les deux parties se sont mis d'accord." (AFP)

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