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Etats-Unis - présidentielle

Joe Lieberman, l'ex-Démocrate devenu supporter de McCain

Mis en ligne le 04/09/2008

George W. Bush et l'ancien candidat vice-président d'Al Gore ont tenté de donner du relief à la Convention.

Le président George W. Bush et l'ancien candidat démocrate à la vice-présidence Joe Lieberman sont venus à la rescousse de John McCain mardi à la Convention républicaine de St Paul-Minneapolis. "La vie de John McCain l'a préparé à ces choix. Il est prêt à diriger notre pays", a affirmé le Président américain dans un discours retransmis depuis la Maison-Blanche, via une liaison satellite. Si M. Bush n'était pas présent physiquement à St Paul, le clan Bush était quasi au complet dans l'enceinte du Xcel Center. Laura Bush a défendu le bilan de son mari - qui termine son second mandat en battant des records d'impopularité -, et dans la tribune d'honneur, George Bush Père et sa femme Barbara étaient aux côtés de Cindy McCain, la femme de M. McCain.

"Nous vivons dans un monde dangereux. Et nous avons besoin d'un président qui comprenne les leçons du 11 septembre 2001 : que pour protéger l'Amérique, nous devons rester à l'offensive, empêcher les attentats avant qu'ils ne se produisent et ne pas attendre d'être frappés à nouveau. L'homme qu'il nous faut est John McCain", a dit M. Bush, chaudement applaudi.

Candidat il y a huit ans contre le "ticket" Bush-Cheney, l'homme qui aurait pu devenir le vice-président du démocrate Al Gore en 2000, Joe Lieberman, a définitivement rompu les ponts avec sa famille politique d'origine en venant défendre son "ami" John McCain. "Pourquoi un Démocrate comme moi est à une Convention républicaine comme celle-ci ? La réponse est simple. Je suis ici ce soir pour soutenir John McCain car le pays compte plus que le parti", a affirmé M. Lieberman. "Je suis ici ce soir parce que John McCain représente le meilleur choix pour rassembler notre pays et le mener en avant", a ajouté le sénateur indépendant du Connecticut.

M. Lieberman n'a pas hésité à reprendre à son compte les accusations des Républicains à l'encontre de M. Obama en l'accusant d'avoir voté "pour couper les fonds à nos soldats sur le terrain". Ce vote, auquel les Républicains font sans cesse référence, était un vote symbolique qui n'avait aucune chance de passer et visait à réclamer un calendrier de retrait des soldats américains d'Irak. (AFP)

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