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israël

Netanyahou nommé formateur

AFP

Mis en ligne le 20/02/2009

Le leader du Likoud, qui est assuré d'une majorité de 65 députés sur 120 grâce au soutin de l'extrême droite et des formations religieuses, devra présenter son cabinet à la Knesset, pour un vote d'investiture, dans un délai de 28 jours.

Le président Shimon Peres va charger vendredi le chef de la droite Benjamin Netanyahou, peu enclin au compromis avec les Palestiniens, de former le nouveau gouvernement issu des législatives du 10 février.

Le leader du Likoud, qui est assuré d'une majorité de 65 députés sur 120 grâce au soutin de l'extrême droite et des formations religieuses, devra présenter son cabinet à la Knesset (Parlement), pour un vote d'investiture, dans un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours

"Le président a pris sa décision en ce qui concerne la formation du gouvernement et la présidence va convoquer le député Benjamin Netanyahu à 14h15 (12H15 GMT) pour que le président lui confie cette tâche", a annoncé la présidence dans un communiqué.

Cette décision a été prise après l'échec d'une ultime tentative de M. Peres de convaincre M. Netanyahu et Mme Livni, à la tête des deux plus grands partis d'Israel, de former un gouvernement d'union dirigé par le premier.

Mme Livni a écarté la participation de son parti à un tel gouvernement, affirmant que le Kadima (centre droit) "veut une solution de paix basée sur deux Etats", un Etat palestinien aux côtés d'Israël, et accusant un futur gouvernement Netanyahou, s'appuyant sur l'extrême droite, de s'y opposer. "Les choses sont désormais claires. C'est un gouverenement sans vision politique", que M. Netanyahou va mettre en place, a déclaré Mme Livni à la radio publique.

"Un tel gouvernement n'a aucune valeur et je ne lui servirai pas de caution", a-t-elle souligné. La veille, elle avait annoncé par message téléphonique aux 80.000 membres du parti qu'elle entendait "aller dans l'opposition pour représenter une alternative".

M. Netnyahou, 59 ans, a en revanche annoncé à M. Peres qu'il serait prêt à "aller loin" pour créer un gouverenment d'union, où le Kadima aurait une place de choix.

M. Netanyahu a déjà dit jeudi dit qu'il inviterait Mme Livni à entrer dans son gouvernement dès que le président l'aurait formellement désigné, "vu les grands défis auxquels Israël doit faire face: l'Iran, le terrorisme, la crise économique".

Catégoriquement opposé à l'origine aux accords d'Oslo avec les Palestiniens de 1993, M. Netanyahou en avait réduit la portée en accédant au pouvoir une première fois en 1996, pour trois ans, relançant à grande échelle la colonisation juive dans les territoires palestiniens. Hostile à la création d'un Etat palestinien qui disposerait d'une réelle souveraineté, il a maintenu toutefois la flou sur ses intentions lors de sa campagne des législatives du 10 février.

Il a fait miroiter la perspective d'une "paix économique" -sans expliquer d'où proviendraient les fonds-, ce qui reviendrait à un régime d'autonomie élargie, alors que les Palestiniens réclament un Etat indépendant dans tous les territoires occupés depuis 1967. La candidature de M. Netanyahu est soutenue, outre par le Likoud (27 sièges), par deux partis religieux ultranationalistes (7), le Shass ultra-orthodoxe (11), Liste unifiée de la Torah (5), et Israël Beiteinou (extrême droite), soit 65 députés.

Mme Livni ne pouvait compter que sur les 28 députés de son parti, les 11 députés des partis arabes et le Meretz (gauche laïque, 3 élus) refusant d'être associés à Israël Beiteinou. Les travaillistes (13 députés) ont décidé de se refaire une santé dans l'opposition après avoir enregistré le pire score de leur histoire.

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