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Le procès de Aung San Suu Kyi touche à sa fin

AP

Mis en ligne le 28/05/2009

"Le gouvernement tiendra des élections pluripartites, cinquième étape de sa feuille de route, en 2010" indique un communiqué diffusé jeudi dans les journaux du pouvoir, ce que les opposants interprètent comme la promesse d'une nouvelle extension de la mainmise des militaires sur ce pays, sous un vernis de démocratie.

Le gouvernement militaire birman a estimé jeudi que le procès de l'opposante Aung San Suu Kyi n'aurait pas d'impact politique, même si beaucoup d'observateurs ont considéré l'opération comme un complot visant à écarter la dirigeante pro-démocratie du prochain scrutin prévu en 2010.

La très populaire Aung San Suu Kyi, que le régime a tenté de tenir en lisière de la scène politique pendant ses années de détention, est poursuivie pour violation supposée des termes de son assignation à résidence, parce qu'un Américain a traversé le lac menant à sa résidence. Le procès est strictement à usage judiciaire, et sans portée politique, tente de faire croire le ministère des affaires étrangères.

"Le gouvernement tiendra des élections pluripartites, cinquième étape de sa feuille de route, en 2010" indique un communiqué diffusé jeudi dans les journaux du pouvoir, ce que les opposants interprètent comme la promesse d'une nouvelle extension de la mainmise des militaires sur ce pays, sous un vernis de démocratie.

"Le procès n'a aucun caractère politique" (junte)

Le régime militaire en Birmanie a affirmé jeudi que le procès de Mme Aung San Suu Kyi n'avait aucun caractère "politique" et qu'il se tenait "conformément à la loi", alors que les avocats de l'opposante estimaient qu'un verdict était proche dans ce processus "partial".

Dans son édition de jeudi, le quotidien officiel de la junte, New Light of Myanmar, reproduit une déclaration du ministère birman des Affaires étrangères répondant à un appel du Conseil de sécurité de l'ONU lancé le 22 mai en vue de la libération de tous les détenus politiques en Birmanie et d'un dialogue véritable avec Mme Suu Kyi.

La lauréate du prix Nobel de la paix risque de trois à cinq ans de prison si elle est condamnée pour avoir, selon les autorités, violé les termes de son assignation à résidence en accueillant un mormon et ex-militaire américain, John Yettaw, qui s'est invité chez elle début mai après avoir traversé un lac à la nage.

"Une action judiciaire a été entreprise de manière inévitable, conformément à la loi", a déclaré le ministère birman des Affaires étrangères pour justifier le procès de Mme Suu Kyi qui s'est ouvert le 18 mai dans une prison au nord de Rangoun.

"Une telle action n'aura aucun impact politique et, par conséquent, conformément à la loi, sera considérée et mise en oeuvre comme la tâche relative à l'autorité de la loi", a assuré le ministère.

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