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Vols habités vers la Lune et Mars: l'Europe ne se lancera pas seule
AFP
Mis en ligne le 20/07/2009
L'Europe doit participer à des vols habités vers la Lune et Mars mais ne se lancera pas seule, a prévenu lundi la ministre française de l'Enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse, à l'occasion du 40ème anniversaire des premiers pas de l'Homme sur la Lune. "La position de la France et ce qu'elle exprimera cet automne dans une grande réunion en Europe sur cette question de l'exploration spatiale habitée, c'est que nous ne pouvons pas être absents de cette aventure, mais nous ne pouvons pas nous y engager seuls", a déclaré Mme Pécresse sur la radio France Info.
"Une aventure européenne en solo aujourd'hui ce n'est pas possible, c'est trop coûteux, en revanche nous pouvons participer à une aventure mondiale avec les Etats-Unis, avec la Russie, avec d'autres", a poursuivi la ministre. "Ce qui nous motive le plus c'est Mars, parce que Mars, c'est une planète qui ressemble à la Terre, où il y a peut-être eu de la vie", a-t-elle encore dit.
Pour le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA) Jean-Jacques Dordain, "c'est une réalité que l'Europe est aujourd'hui dépendante d'autres pour emmener des astronautes sur la Lune".
"L'Europe peut certes apporter quelques technologies intéressantes dans des domaines où je dirais que nous sommes les meilleurs, mais nous ne sommes pas en position de prendre des initiatives", a ajouté M. Dordain. "J'aimerais que l'Europe se mobilise pour participer non pas comme un simple invité mais comme un réel participant contributeur", a dit pour sa part sur Europe 1 l'ancienne spationaute et ex-ministre de la Recherche Claudie Haigneré.
Interrogée sur l'intérêt d'un retour sur la Lune pour y installer une base permanente, envisagé par les Américains aux alentours de 2018-2020, elle a estimé qu'"une base lunaire permettra d'apprendre à travailler entre partenaires internationaux" dans la perspective d'un vol habité vers Mars à l'horizon du milieu du XXIe siècle. "On ne sait pas aller sur Mars maintenant. Nous avons encore beaucoup de problèmes techniques", a souligné Mme Haigneré.
Le président exécutif du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, Louis Gallois, a de son côté estimé dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde que "les vols spatiaux habités jouissent d'une priorité mondiale" avec notamment l'émergence de nouveaux acteurs comme la Chine, qui projette des missions habitées vers la Lune en 2030 et Mars en 2050.
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