Abonnez-vous a La Libre Belgique

Honduras

Zelaya prépare son retour depuis le Nicaragua

AFP

Mis en ligne le 24/07/2009

M. Zelaya a également appelé à la convocation du Système d'intégration d'Amérique centrale (Sica), de l'Organisation des Etats américains (OEA) et du Conseil de sécurité de l'ONU pour faire plier le régime de facto. Il a aussi suggéré la création d'un Tribunal pénal international pour le Honduras.

Le président destitué du Honduras Manuel Zelaya a entamé jeudi les préparatifs pour son retour au pays via le Nicaragua, alors que des organisations internationales ont accusé ses adversaires de "violations graves et systématiques" des droits de l'homme.

M. Zelaya a quitté jeudi Managua pour la ville d'Esteli dans le nord du Nicaragua, près de la frontière hondurienne afin de préparer son retour dans son pays. Il l'avait d'abord annoncé pour vendredi, mais un de ses conseillers a précisé depuis que la date n'était pas "fixée". Peu après l'annonce du départ de M. Zelaya, le gouvernement de facto au Honduras a annoncé une extension de la durée du couvre-feu à la frontière du Nicaragua.

A Tegucigalpa, une mission internationale de 15 experts a dénoncé des exécutions illégales pendant le couvre-feu, "la suspension des droits fondamentaux des Honduriens" et des pressions sur les médias et les journalistes ne partageant pas les vues du gouvernement de facto de Roberto Micheletti, mis en place après le coup d'Etat du 28 juin.

Cette mission comptait notamment dans ses rangs des représentants de la Fédération internationale des droits de l'Homme. Ses conclusions ont été dévoilée à la presse alors que la médiation du président du Costa Rica, Oscar Arias, s'est achevée mercredi sans accord entre les deux parties. Les représentants de M. Micheletti ont présenté comme "une victoire" les ultimes propositions de M. Arias, reprenant une partie de leurs exigences mais prévoyant un retour au pouvoir de M. Zelaya ce vendredi.

La position des autorités sur "l'Accord de San Jose" n'est cependant pas arrêtée. Le gouvernement de facto a soumis le texte au Congrès et à la Cour suprême avant de se prononcer, mais le ministre des Affaires étrangères de M. Micheletti, Carlos Lopez Contreras, a d'ores et déjà jugé "impossible" un retour au pouvoir de M. Zelaya. Les Etats-Unis, qui ont fortement soutenu la médiation du Costa Rica, ont appelé "les deux parties à accepter le plan de Arias et à avancer", par la voix du porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley.

Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), Jose Luis Insulza, en a fait autant. M. Zelaya, expulsé du Honduras par les militaires le 28 juin, a trouvé asile depuis au Nicaragua, où l'a accueilli son allié de gauche, le président Daniel Ortega.

Mercredi soir, il avait précisé qu'il reviendrait au Honduras accompagné de sa femme et de ses enfants ainsi que de journalistes, et sans armes. Le président déchu a prévu de rentrer au Honduras "quand les conditions seront remplies", à savoir "une participation citoyenne suffisante, et l'élément surprise", a déclaré à l'AFP son conseiller Alan Fajardo. Aucune date n'a été fixée.

Une première tentative de retour de M. Zelaya à Tegucigalpa s'était soldée par un échec le 5 juillet, les militaires ayant bloqué la piste de l'aéroport. Au Honduras, ses partisans ont déclenché jeudi une grève de deux jours dans les écoles et certaines institutions publiques.

M. Zelaya a également appelé à la convocation du Système d'intégration d'Amérique centrale (Sica), de l'Organisation des Etats américains (OEA) et du Conseil de sécurité de l'ONU pour faire plier le régime de facto. Il a aussi suggéré la création d'un Tribunal pénal international pour le Honduras.

Autres Informations

À ne pas manquer

SUPERBOWL

Madonna superstar du Superbowl : découvrez sa prestation épatante.

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Facebook

Haut de page