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France | L’affaire Clearstream
Clearstream règle les comptes des financiers
P.V.C.
Mis en ligne le 21/09/2009
Clearstream est une entreprise que l’on peut définir comme une infrastructure de marché permettant aux opérateurs financiers de dénouer des opérations sur titres sans procéder à des transferts physiques. Elle comprend aussi une partie bancaire, notamment en raison des flux financiers qu’elle opère, et des services annexes, tels que l’octroi de crédits et le prêt-emprunt de titres.
Basée au Luxembourg, Clearstream est une filiale à 100 % de la Deutsche Börse. Elle est dépositaire de plus de 300 000 lignes de titres, obligations, actions et parts de fonds de placement. La société travaille pour 2 500 clients répartis dans 110 pays et couvre 45 marchés financiers. Elle gère ainsi plus de 250 000 transactions par jour. En 2008, elle a généré un chiffre d’affaires de 2,45 milliards d’euros, en hausse de 12 % d’une année sur l’autre, et réalisé un bénéfice net de 1,03 milliard d’euros, en progrès de 13 %. Elle occupe quelque 3 000 personnes.
En pratique, Clearstream est une machine à équilibrer les comptes des opérations entre les groupes financiers. Exemple : j’achète des actions à la Bourse de New York, que je paie à ma banque, qui règle la facture auprès d’un opérateur américain qui a effectué la transaction à Wall Street; en quelques minutes, l’affaire est bouclée. C’est évidemment infiniment plus compliqué en réalité, puisque ni les titres ni l’argent ne transitent physiquement d’un continent à l’autre, pas plus que d’un intermédiaire à l’autre. Le boulot de sociétés comme Clearstream, c’est de dénouer ces opérations en assurant leur bonne fin.
Entre banques effectuant de gros volumes de transactions au jour le jour, la compensation des opérations consiste à effectuer une balance entre les débits et les crédits des partenaires commerciaux. On ne délivre donc in fine qu’un solde des opérations du jour.
Clearstream est aussi dépositaire de titres sous forme physique (titres papiers, de plus en plus rares) ou dématérialisée (sous forme d’inscriptions électroniques). Le principe de rendement de ce business, c’est de prélever des frais, ou un pourcentage, infimes, sur ces flux d’opérations financières. Des opérations multiples, invisibles aux yeux du grand public et des montagnes d’euros et de dollars qui passent d’un continent à l’autre, ça fait fantasmer
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