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France

Election en France : Silence en ligne dès 18 heures

B.DL.

Mis en ligne le 20/03/2010

A “Libé” comme ailleurs, la loi électorale empêchera toute info prématurée.

Pas question de risquer 75000 euros d’amende : le montant qui, en France, frappe la publication de sondages après le vendredi minuit ou la diffusion de résultats avant le dimanche, 20 heures. "Libé" a donc pris ses dispositions.

Vendredi, au service politique, Pascal Virot le rappelait aux correspondants régionaux qu’il avait au téléphone : aucun de leur article à publier ce samedi ne devait comporter le moindre chiffre de sondages. Même légalisme à la rédaction électronique. Dès 18 heures dimanche, et jusqu’à 20 heures, Olivier Costemalle, son responsable, fera fermer aux commentaires tous les articles politiques publiés sur Libération.fr. Afin que les internautes n’y répercutent pas des indiscrétions qui vaudraient des amendes au quotidien.

Au même moment, celui-ci ne répercutera plus non plus les tweets des candidats aux élections, internautes, politologues ou autres analystes : tweets qui, pendant toute la campagne, ont animé sa homepage. Et, bien sûr, si les journalistes du quotidien iront "jeter un œil" aux estimations que publieront à nouveau, sans doute, des sites web belges ou suisses dès dimanche en fin d’après-midi, ils n’en feront pas état.

Pour la nuit électorale, une dizaine de personnes - "beaucoup moins qu’au Figaro ou au Monde.fr", grimace Olivier Costemalle - seront mobilisées à Libération.fr. Le public, il est vrai, en redemande. De 400000 visites par jour en temps normal, le site du journal passe à 500000 visites les jours de scrutin. Et à plus de 600000 leurs lendemains.B.DL. (à Paris)

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