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Attentats/métro de Moscou

Une adolescente identifiée comme l'une des kamikazes de Moscou

AFP

Mis en ligne le 02/04/2010

Les enquêteurs russes ont identifié les deux femmes kamikazes qui ont provoqué la mort de 39 personnes lundi dans le métro de Moscou, une adolescente de 17 ans et une femme de 20 ans, qui seraient des veuves de rebelles du Caucase, rapporte vendredi la presse russe.

"Djennet Abdourakhmanova, 17 ans, veuve du combattant rebelle Oumalat Magomedov, abattu lors d'une opération spéciale le 31 décembre dernier, a été reconnue comme l'une des femmes qui a déclenché sa ceinture d'explosifs dans le métro de Moscou le 29 mars", écrit le quotidien Kommersant, citant des enquêteurs du Daguestan. Le journal publie une photo du couple, montrant une jeune fille voilée et entièrement vêtue de noir, au visage encore poupon, enlacée par le jeune homme, les deux tenant un pistolet. Il n'est toutefois pas clair si les deux jeunes gens étaient mariés officiellement, Oumalat Magomedov ne portant pas d'alliance sur la photo.

Djennet Abdourakhmanova -- dont le prénom est dérivé de l'arabe "jannat" signifiant "paradis" -- a fait la connaissance de ce dernier lorsqu'elle n'avait que 16 ans, d'abord sur internet, puis l'a rencontré et a été amenée chez lui quasiment de force, selon Kommersant.

Oumalat Magomedov, alias "Al-Bara" et considéré par les rebelles comme l'"Emir du Daguestan", était un proche du leader rebelle Dokou Oumarov, qui se fait appeler "Emir du Caucase" et a revendiqué les deux attentats de Moscou dans une vidéo publiée mercredi.

Magomedov a été abattu le 31 décembre à Khassaviourt, dans l'ouest du Daguestan, lors d'un échange de tirs avec la police, alors que celle-ci voulait arrêter la voiture dans laquelle il se trouvait pour procéder à un contrôle. "Plus tard, le FSB (services spéciaux russes, ndlr) a estimé que cette opération était l'une des plus réussies de ces dernières années", ajoute Kommersant, expliquant que dans le véhicule se trouvaient d'autres chefs rebelles en vue.

Selon l'une des versions de l'enquête, la jeune femme serait tombée après la mort de son conjoint "sous l'influence d'idéologues wahhabites" qui l'auraient "convaincue de se sacrifier pour venger son mari".

Kommersant indique par ailleurs que l'identité de la deuxième femme kamikaze n'a pas encore été formellement établie, mais qu'il pourrait s'agir d'une femme originaire de Tchétchénie, Markha Oustarkhanova.

Selon le quotidien Troud, cette jeune femme était âgée de 20 ans et était "la veuve du rebelle de Goudermès Saïd-Emin Khizriïev, tué en octobre 2009 alors qu'il préparait un attentat contre le président de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov".

Dans son édition de jeudi, Kommersant avait déjà indiqué qu'elle était portée disparue en Tchétchénie. Selon ses parents, elle aurait aussi rencontré son futur époux sur internet.

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