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Afghanistan

L’engagement belge confirmé en Afghanistan

Mis en ligne le 08/04/2010

Deux soldats belges ont bien pris part aux combats de vendredi près de Kunduz. “Ils ont parfaitement réagi”, estime le ministre de la Défense, Pieter De Crem.

Les deux militaires belges qui ont été pris sous le feu vendredi dernier par des insurgés en accompagnant une patrouille allemande de l’Otan dans le nord de l’Afghanistan "ont parfaitement réagi", a affirmé mercredi le ministre de la Défense, Pieter De Crem, confirmant leur implication dans les combats. "Nous suivons la situation constamment, mais des incidents ne sont jamais à exclure", a-t-il affirmé en marge de la journée du vétéran.

Six démineurs étaient tombés dans cette embuscade, tendue par un groupe important d’insurgés - des talibans présumés - à environ sept kilomètres au sud-ouest de la ville de Kunduz. Quatre avaient réussi à se mettre en sécurité, mais les deux autres avaient pris part aux combats - ce que le ministère de la Défense n’a reconnu que mardi. Tous les Belges avaient ensuite pu regagner leur cantonnement sain et sauf.

Trois parachutistes allemands de la force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF, dirigée par l’Otan) avaient par contre été tués ; huit de leurs camarades avaient été blessés.

Une relation antérieure de l’incident voulait que "l’équipe [de démineurs] belge n’[ait] pas été directement impliquée dans le combat" et était restée bloquée dans son véhicule, un blindé de type Dingo 2. Cette première version, datant de vendredi, émanait d’un premier compte rendu "à chaud", a précisé mardi le porte-parole du ministère belge de la Défense, interrogé par l’agence Belga. "Nous avons reçu ensuite un rapport plus détaillé", qui confirme les propos tenus ensuite par l’un des six militaires belges sur un forum Internet, a-t-il ajouté.

"Nous étions en première ligne, à tirer avec nos collègues allemands. Nous sommes restés jusqu’au dernier, avant le retrait du reste", avait écrit ce démineur sous le pseudonyme de "snelle nico" sur le site paracommando.com.

"Nous donnons toujours l’information sur la base des données dont nous disposons", a expliqué le ministre De Crem. "Nous examinons toutes les informations et nous communiquons ensuite lors de nos points de presse hebdomadaires sur les opérations à l’étranger", a poursuivi le ministre.

Selon lui, les deux démineurs ont "parfaitement réagi". "Nos militaires sont bien équipés et peuvent évaluer correctement les risques. Ils ne vont pas téléphoner à Bruxelles pour demander s’ils peuvent se défendre", a-t-il ironisé.

M. De Crem a exclu toute réévaluation de la situation. "La situation sur place, nous la suivons en permanence. Nous tirons nos conclusions, mais des incidents ne sont jamais à exclure. Le réexamen de l’opération de déminage en Afghanistan n’est pas à l’ordre du jour", a-t-il conclu.

Des Belges - des démineurs, mais aussi des spécialistes en "communication opérationnelle" ("PsyOps") - accompagnent régulièrement sur le terrain l’équipe provinciale de reconstruction allemande (Provincial Reconstruction Team, PRT) de Kunduz. Ils sont régulièrement impliqués dans des incidents armés avec des insurgés - de plus en plus actifs dans cette région considérée autrefois comme relativement calme. (Belga)

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