La Libre.be > Actu > International > Article
Édito
La guerre des boutons
Mis en ligne le 08/04/2010
Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a rendu hommage, mercredi, devant la tombe du Soldat inconnu à Bruxelles, aux dix para-commandos belges massacrés au Rwanda il y a seize ans. Il ne pouvait y avoir moment plus mal choisi pour apprendre que deux soldats belges s’étaient bel et bien trouvés sous le feu des insurgés afghans, vendredi dernier, contrairement à ce qu’avaient donné à entendre les premiers rapports officiels, mais conformément à ce qu’avait ensuite raconté sur Internet un des militaires impliqués.
Que nos paras aient ainsi couru le risque d’être tués, voilà qui a paru immédiatement insupportable à certains de nos "responsables" politiques, pressés de réclamer une réévaluation de nos conditions d’engagement aux côtés des forces de l’Otan en Afghanistan.
On n’épiloguera pas sur l’efficacité et la transparence très relatives des services de communication de nos forces armées et du ministère de la Défense. On peine, en effet, à croire le ministre quand il assure n’avoir pas été immédiatement en possession d’une relation correcte des événements. Et si tel fut vraiment le cas, c’est consternant.
Ce qu’il importe, par contre, de rappeler, c’est que nos soldats ne sont pas en Afghanistan pour faire de la figuration. Qu’on le reconnaisse ou non, c’est à une guerre en bonne et due forme qu’ils sont confrontés. Et si l’on a décidé en haut lieu d’y prendre part, le combat et ses éventuelles conséquences tragiques font partie du contrat et du risque.
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...